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21 Juin

Livre optimiste : A tous ceux qui disaient qu’on ne se relève pas d’une telle adversité. Epilogue de cette histoire vraie.

Jean-Luc Hudry, Conférencier, Auteur d'une incroyable histoire vraie

Lire l’histoire de ce livre optimiste depuis le début : Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre. Pour le recevoir dédicacé, ou en version numérique, cliquez sur ce lien

“Vous n’y arriverez pas, c’est trop difficile, trop lourd, trop tard.”​ Combien de fois le protagoniste de cette histoire vraie a t-il entendu ces joyeux encouragements ? Ne craquez jamais, faites face à l’adversité ! Bonne lecture de l’épilogue assorti d’une… révélation.

Ce récit pourrait s’arrêter là. Mais tel n’est pas le cas. Et il se poursuit avec l’interview de Michel dont l’éclairage et les enseignements sont particulièrement précieux pour la vie de chacun.

Un temps fort de plus donc ponctué d’une étonnante révélation.

Livre optimiste : Epilogue. Fin de cette histoire 100% authentique

Q : Franchement, quelle histoire, tout est authentique, comment allez-vous aujourd’hui ?

Aussi bien que possible ! Je porte cette histoire mais elle me porte aussi.

Q : Elle est quand même hors norme par son intensité, sa durée, les enjeux.

Oui, difficile de dire le contraire.

Q : Comment avez-vous fait pour tenir ?

Je me suis transformé au fil des années, conservant ce qu’il y avait de bon en moi, le renforçant même, et éliminant ce qui me pénalisait au point de faire un ulcère à 20 ans : stress, angoisses, inquiétudes multiples, etc.

Q : Vous avez écrit ce livre mais on sent bien que vous pourriez en écrire 3 autres.

Au moins, oui. On ne peut pas tout dire en un livre et la suite de cette histoire est elle-même très étonnante. À commencer par l’explication de cette fameuse phrase du banquier : Je ne peux pas vous prendre TOUT mais… etc.

Q : Phrase épouvantable en effet. Comment peut-on dire une chose pareille ?

Il fallait oser, c’est sûr, surtout face à un homme de 80 ans, c’était ignoble. Il voulait nous forcer, plus tard on a compris pourquoi. La différence entre ce que l’on imagine et la réalité est parfois… surprenante.

Q : Quelles traces conservez-vous de ces 25 années plutôt « denses » ?

Des montagnes d’acquis, car j’ai vécu plusieurs vies en une seule : employé, employeur, riche, pauvre, dominé, dominant, faible, fort, prenant des baffes, en distribuant aussi, n’étant pour rien dans cette histoire mais redevable de tout, bref, les évènements m’ont montré les deux côtés du miroir. Il y a également des kilos de documents, des dizaines de gros classeurs, on se croirait chez Office Depot ! Et maintenant ce premier livre.

Q : Oublierez-vous un jour cette histoire ?

Impossible. Elle m’a marqué au fer rouge et pris 25 ans de ma vie. Il y a eu tellement de moments forts, de passages de la cave au grenier en quelques secondes que c’est impossible à oublier. Et d’ailleurs, elle m’a ouvert les yeux sur la grande comédie humaine et sur l’adversité, personnelle et professionnelle. Tout cela me propulse chaque jour alors je ne veux pas l’oublier.

Q : Dans votre combat corps à corps contre Adversité, de quoi êtes-vous le plus fier ?

Plus que de la fierté, j’ai le sentiment du devoir accompli dans l’intérêt des autres. C’est-à-dire de ma famille. Et aussi d’avoir repoussé mes limites physiques et psychologiques. Car le redressement de l’entreprise, la condamnation du « vendeur trompeur », le succès dans le dossier Éviction à Paris, chacune de ces réussites vient de loin. 

Q : Pour réussir dans vos trois missions, à quoi avez-vous fait appel ?

À mes valeurs. À l’aptitude à aller au bout du bout de mes capacités pour faire ce qui devait être fait. C’est une conduite de vie que je recommande à tous. Parce qu’elle est efficace et apaisante.

Q : Chacun peut donc se dépasser ?

Tout à fait. Chacun a une histoire, des objectifs, des capacités et limites. Or, vivre pleinement, c’est les atteindre ou les dépasser. Et ne pas se mettre soi-même des bâtons dans les roues. Si Xavier dit : « Je cours le 100 mètres en 30 secondes, c’est comme ça, je ne ferai jamais mieux », il se limite avant même de commencer et ne fera probablement jamais mieux que ces 30 secondes.

Q : Il ne se dépasse pas.

C’est ça, dès le départ, il se limite lui-même. Mais s’il change de discours et parvient à force d’entraînement à courir en 28 secondes, bravo, il aura fait plus que ce dont il s’estimait capable au départ. Avec ce raisonnement, on ouvre le champ des possibles, dans tous les domaines, et vous libérez votre potentiel, comme des chevaux lâchés sur la plage au grand galop. Et les résultats s’enchaînent. Ça ne veut pas dire tout réussir, résoudre tous les problèmes, ça veut dire parvenir au meilleur dénouement possible dans une situation donnée.

Q : C’est ce que vous avez fait.

Je crois.

Q : Et avec une extrême motivation.

Une motivation insuffisante c’est comme Laurel sans Hardy, il manque quelque chose.

Q : Finalement, votre aiguillon « Adversité » vous a fait du bien ?

Au total, elle m’a frappé pendant près de 25 ans, car l’affaire du magasin a eu des prolongements inouïs. C’est long et ça fait du bien quand ça s’arrête ! Mais c’est comme un champion qui s’entraîne chaque jour et devient plus résistant, plus complet, plus efficace. À force d’y être confronté, les épreuves vous habillent d’une épaisse et salutaire carapace.

Q : Comment lutter contre les problèmes envoyés par Adversité ?

Dans une rivière, si vous nagez contre le courant, vous luttez, luttez jusqu’à l’épuisement, et tôt ou tard, il aura le dernier mot et vous emportera. Mais si vous nagez avec le courant, alors vous rejoindrez l’autre rive. Il m’a fallu 10 ans pour le comprendre. C’est pourquoi j’ai bien failli ne jamais rejoindre l’autre rive.

Q : Vous faites allusion à cet effrayant moment où vous étiez à deux doigts de sauter du balcon ?

Oui. J’ai failli craquer pour de bon. Le plus sombre de mon existence, un vrai cauchemar. Mais aussi le plus fantastique coup de pied aux fesses que j’aie jamais reçu. Le plus bel hymne à la vie, jamais je ne l’oublierai.

Q : Pourquoi ?

Parce qu’à l’instant de commettre cette énormité, j’ai compris combien la vie valait la peine d’être vécue. Quels que soient les évènements. D’un coup, mon existence passée et tout ce que j’ai encore à vivre m’ont interpellé dans une sorte de révolte, comme s’ils me disaient : et nous alors, tu nous oublies ? Cette explosive prise de conscience m’a boosté comme si je rebondissais sur un trampoline.

Q : Vous n’avez donc pas craqué et vous êtes reparti.

Oui, je suis amoureux de la vie. Justement parce qu’elle n’a pas toujours été tendre avec moi.

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La trilogie !

Q : Que dites-vous à celui qui est tenté de craquer ?

Tout d’abord il y a mille façons de craquer et à des degrés très divers. Physiquement, moralement, sous l’effet de la fatigue, du découragement, d’une nouvelle particulièrement stressante, et, bien sûr, d’un vécu à assumer.

En s’autorisant des coups de blues, parfois davantage, on évacue un trop plein d’émotions, de stress.

Dans ce cas, le coup de blues, les mauvaises nouvelles, les pensées négatives vous perturbent, vous font craquer mais sans que cette baisse de régime n’aille trop loin.

Q : Que faut-il pour que cette baisse de régime n’aille pas plus loin justement ?

Avoir clairement identifié ce qui, pour vous, est l’essentiel de l’essentiel : quelles sont vos valeurs, vos fondements, ce  qui vous tient vraiment à cœur, etc. Avec cela en tête, ce qui suppose d’y avoir préalablement réfléchi, vous fixez des limites à vos coups de blues et déprime. Et le fait de craquer, si j’ose dire « raisonnablement », peut vous éviter de craquer plus lourdement.

Q : Le mieux étant encore de ne pas craquer.  

Bien sûr ! C’est un apprentissage quotidien. Mais on y arrive.

Q : Pour revenir à ce qu’on disait plus haut, précisez le sens de « nager avec le courant »  

C’est d’abord accepter. Accepter les problèmes, mêmes longs et douloureux. Accepter l’inacceptable. Pour une bonne raison : Adversitéest là, c’est pénible, injuste, inhumain, tout ce qu’on veut mais elle est là, sur votre dos. Elle frappe à votre fenêtre et toutes les discussions du monde n’y changeront rien.

Q : Comment faire alors ?

Accepter qu’elle vous visite. Car si vous ne le faites pas et laissez votre fenêtre fermée, elle rentrera quand même, par la porte et plus violemment.

En l’autorisant à vous visiter, et vous à lui répliquer, vous ne perdez plus de temps à chercher le pourquoi du comment, ou à regretter ceci ou cela, vous êtes concentré sur ce qu’il faut faire pour l’envoyer dans les cordes.

Q : Il arrive qu’on n’ose pas faire face aux évènements.

Hélas, oui. Mais glisser un problème sous le tapis et faire semblant de ne pas le voir, c’est l’assurance de vous prendre les pieds dedans.

Q : …dans le problème ?

Dans le tapis ! Ce qui revient au même.

Q : Et pourtant vous vous en êtes posé des questions… 

Oui, des camions entiers. Pourquoi tout ça me tombe dessus, qu’est-ce que j’ai fait de mal, suis-je maudit, puni, tout allait si bien pour moi, pourquoi ce changement et un tas d’autres questions du même ordre. Jusqu’au jour où j’ai compris combien c’était contre-productif et que trouver des explications ne passait pas par là.

Q : Êtes-vous fier d’autre chose dans votre épopée ?

Oui ! Et là j’en suis vraiment fier : j’ai réussi à arrêter la cigarette du jour au lendemain, en pleine tourmente, alors que je fumais comme un pompier… le pompier que j’étais. Un sacré grand moment, là aussi.

Q : Wouaoouhh… du jour au lendemain ?

Du jour au lendemain. En me préparant dans ma tête et en fixant la date d’arrêt.

Q : Et vous avez replongé ?

Jamais, pas une seule fois. Depuis 20 ans. J’ai même contribué à ce que des amis arrêtent aussi !

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Q : Une anecdote amusante ?

Dans le dossier Éviction de la brasserie, après des années de bataille, d’expertises très sérieuses, bref, la justice fixe une valeur à l’entreprise.

Un jour le propriétaire des murs m’appelle :

  •  Puis-je vous voir ?

Chouette, se dit-on avec mes parents, il ouvre enfin la porte, on va négocier et arrêter ce conflit usant.

Au jour J, il se présente et nous annonce que le montant fixé par la justice est trop élevé pour lui.

Puis il se met à gémir, disant qu’il n’en peut plus de ce combat, qu’il est épuisé et qu’il n’a pas les moyens de verser une telle indemnité d’éviction, montrant des documents qui le prouvent, etc.

Bon, dans une négociation il faut toujours écouter attentivement ce que dit l’autre.

Ce n’est pas forcément argent comptant, c’est le cas de le dire, mais c’est un passage obligé.

Il dit qu’il n’a pas les moyens.

OK, au moins le contact a-t-il eu lieu, nous convenons de nous revoir un peu plus tard.

Ce jour-là je le raccompagne et manque de tomber à la renverse, car Monsieur repart… en Porsche flambant neuve !

Mon sang ne fait qu’un tour.

Sur l’instant je ne dis rien, mais viens instantanément dans ma tête d’augmenter l’addition, c’est-à-dire le prix en dessous duquel nous ne transigerons pas.

Estomaqué, j’avise mes parents de cet épisode et les assure que l’addition vient de monter.

Ils en sont bien d’accord.

Q : Ils ont dû être contents. Et ensuite ?

La semaine suivante, nous nous reparlons au téléphone.

Mais le propriétaire ne comprend pas pourquoi mes parents et moi avons revu nos prétentions à la hausse, pourquoi « notre chiffre » de conciliation a augmenté d’une semaine à l’autre.

Alors, un peu ironique, je lui dis quelque chose comme : « et vous pouvez toujours changer de voiture, il y a peut-être des modèles plus adaptés à votre situation ».

  • Pourquoi dites-vous ça ? réplique-t-il surpris.
  • Je ne sais pas, vous allez le droit de rouler allemand.
  • Rouler allemand… j’ai une Renault ! »
Là, je me demande si c’est du lard ou du cochon, et comme j’aime bien dire les choses, je lui rentre dans le lard justement :
  • Dites, je m’y connais en voitures, la semaine dernière, j’ai pas rêvé, vous êtes bien reparti en Porsche… en Porsche Carrera 4, exactement, je me trompe ? »
  • Aaahhh oui… d’accord… non, non, non, c’est celle d’un copain qui me l’avait prêtée pour le week-end ! 
Et voilà. Voilà comment, en négligeant les détails, une négociation peut vous coûter plus cher.  Faute de goût et belle erreur stratégique : venir dire en Porsche qu’on n’a pas les moyens… même si c’est vrai, il fallait oser, il n’y a même pas pensé !

Q : Donc, vous avez diminué l’addition ?

Certainement pas ! Pour le principe d’abord, et surtout parce qu’il est très confortable d’être en position de force.

Q : Chef d’entreprise à 27 ans, chargé de sauver le patrimoine familial 2 fois de suite, et surtout d’éviter que 3 familles se retrouvent à la rue, ça remue son bonhomme non ?

Disons que ça forme gentiment…

Q : Au fil de votre parcours, on a l’impression que chaque fois que vous mettez la tête hors de l’eau un évènement vous la remet dessous, en tirez-vous une conclusion ?

Succès et échecs cohabitent, les uns suivent les autres, et réciproquement. Le comprendre est capital. C’est aussi un excellent moyen d’envoyer stress et tension aux oubliettes : savoir que l’histoire a une suite, que tout est temporaire. Or, la vie est un grand théâtre, une pièce à deux faces, avec des évènements favorables et d’autres contraires. Quelle que soit la face sur laquelle vous êtes, voyez loin, anticipez le coup d’après, ce sera plus efficace que de vous imaginer rester toujours sur la même face de la pièce. Cette approche m’a permis de résister à cette incroyable accumulation d’évènements. Et aux conséquences à long terme.      

Q : Et l’instant présent alors ?

Rien n’empêche de vivre le moment présent, au contraire, mais gardez toujours une longue vue à portée de main. Pour jeter un œil régulièrement au-delà de l’évidence ou du court terme.

Q : Avez-vous jamais eu l’envie de vous plaindre, il y aurait de quoi.

Vous voulez dire d’aller au BDPP ?

Q : Ah oui, le Bureau des plaintes et des pleurs.

C’est ça. Franchement, j’ai mille et une raisons de me plaindre. Cette histoire m’a coûté une carrière, une montagne d’argent, des tas de loisirs perdus, elle m’a infligé un stress phénoménal pendant des années, elle a chamboulé ma vie personnelle, elle m’a obligé à rebondir à 50 ans, bref, objectivement, j’ai un tas de raisons de me plaindre. Mais à quoi cela servirait-il ? À rien. C’est pour ça que je dis les choses mais ne me plains pas.

Q : Si vous deviez ne retenir qu’un acquis de ces 25 ans d’incessante confrontation ?

J’ai appris à bien traiter mes problèmes. C’est la chose la plus importante et la plus partagée du monde : qui n’en a pas ?

Q : Et si vous ne reteniez qu’un paradoxe dans cette histoire qui en compte tant ?

Au départ, être étranger à tout ça et finalement me retrouver engagé jusqu’au cou.

Jean-Luc Hudry, Conférencier, Auteur de Craquer ou pas, L'incroyable histoire vraie...
Jean-Luc Hudry, auteur du livre optimiste “Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre”

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Q : Une jolie bourde que vous auriez commise ?

Ah oui, celle-là je m’en souviendrai toujours… Dans le dossier Éviction, je passe plusieurs jours à décortiquer la position adverse, à chercher les failles, à développer les angles d’attaque et à échafauder une stratégie pour que les avocats la mettent en musique. Je suis claqué, vidé mais tellement heureux d’avoir fait tout ce que je pouvais faire, qu’un soir, très tard, je m’empresse de leur transmettre ces réflexions par fax. Le problème ? Je les ai envoyées… à l’avocat adverse ! Comme si Churchill avait adressé aux allemands le plan du débarquement en Normandie (toutes proportions gardées, naturellement). Tout cela à cause d’un infime détail : dans l’agenda des contacts, le numéro de fax de l’avocat adverse était écrit juste au-dessus de celui du nôtre, et je me suis trompé de numéro.

Q : Ouh la… c’est chaud en effet. Qu’en avez-vous retiré ?

D’abord, qu’un dossier bien tenu, (fournisseurs, clients, etc.) commence par une bonne organisation des données de base, type les coordonnées. Ensuite que faire du bon boulot c‘est bien… le laisser reposer c’est mieux. Maintenant, quand j’ai fini quelque chose, je laisse mariner 24 ou 48 heures et y reviens. À chaque fois, le rendu final est meilleur. Et puis, bien sûr, ne pas confondre vitesse et précipitation. Cette erreur m’a vacciné et ne s’est plus jamais reproduite, elle est entrée dans le sac d’acquis !

Q : Justement, pendant toutes ces années, avez-vous fait des erreurs ?

La question est plutôt : combien avez-vous fait d’erreurs ou quelles sont-elles ? Oui, bien sûr, j’ai commis des erreurs. Mais j’ai évité la plus grosse : ne pas m’autoriser les erreurs. Se tromper est naturel. Et je compte bien me tromper encore… cela voudra dire que je fais des choses et que, dans le tas, il y en a peut-être qui seront bien vues !

Q : Aujourd’hui quand un problème surgit, que faites-vous ?

Je commence par regarder s’il est vraiment là ou s’il est un problème fantôme.

Q : Un problème fantôme ? Qu’est-ce que c’est ?

C’est un problème qui n’existe que dans votre imagination, qui n’est pas encore là, que vous vous annoncez par superstition, habitude ou peur. Il ne repose pas sur grand-chose, n’est pas à 100% indiscutable. Mais il vous mine et vous met le moral à plat, le plus souvent sans raison. Donc, j’élimine ces problèmes fantômes.

Q : Ce qui allège le sac de problèmes ?

Énormément. D’ailleurs, faites le compte de tous les problèmes (privés ou professionnels) que vous portez et éliminez tous les fantômes, instantanément vous vous sentirez plus léger et voyagerez beaucoup plus loin.

Q : Je retiens le tuyau. Ensuite que faites-vous lorsqu’un problème vous tombe dessus ?

Je l’accueille sans râler, et de manière constructive puisqu’il est là de toute façon. À quoi servirait-il de lutter contre l’évidence si ce n’est à diminuer votre efficacité ?

Q : Oui, c’est l’histoire de la nage dans la rivière évoquée plus haut.

C’est ça. Pour aller d’un point A à un point B, le voilier ne va pas contre le vent, il l’utilise et vire à bâbord et tribord autant de fois que nécessaire pour arriver à bon port. Ainsi la ligne droite n’est pas toujours le meilleur chemin à suivre pour atteindre votre objectif. Louvoyer, composer avec le courant est indispensable, c’est une gymnastique mentale en quelque sorte.

Q : Intéressant tout ça, que faites-vous ensuite une fois que le problème est bien là ?

Je laisse l’affect au vestiaire et Miss Cata avec. Je ne commence pas à imaginer que le marché est perdu, que Jean-François quitte la société, que mon fils va tomber malade, que ma fille rate le bac, que ma promotion a du plomb dans l’aile, que Virginie ou Sylvain regarderont tout le monde sauf moi, que les sangliers ont mangé des cochonneries, etc.

Au lieu de ça, je regarde les faits. Les faits objectifs. Dans leur totalité et même s’ils ne me plaisent pas.

Enfin, je me pose les bonnes questions, celles qui font prendre le recul nécessaire pour bien juger le problème et identifier les meilleures solutions possibles.

Q : Et on y arrive ?

Cela s’apprend. Je suis passé par là, dans des situations très délicates, avec de gros enjeux. Au fil des années, en commettant des erreurs, j’ai amélioré mes réactions face aux problèmes. Sans quoi ni ma famille ni moi ne nous en serions jamais sortis.

Q : Quel avantage concret y voyez-vous ?

Cela change la vie, tout simplement ! Qui peut le plus peut le moins. Et ce qui fonctionne dans la tempête marche d’autant mieux par temps calme. Donc, savoir gérer ses problèmes et faire face aux évènements calmement et efficacement change la vie, chacun sera d’accord. Vous pouvez raisonner problème dès qu’une tuile vous tombe sur la figure ou orienter vos réflexions et votre action sur les solutions, cela s’apprend. Mais quelle différence de bien-être ensuite !

Q : Que faire quand on a des nuits blanches ?

« Si un problème a des solutions, s’inquiéter ne sert à rien.

S’il n’en a pas, s’inquiéter ne change rien ».

Intégrez ce précepte dans votre vie, vous dormirez mieux et serez plus efficace le lendemain. J’ai mis un temps fou à l’appliquer mais c’est devenu un réflexe maintenant. Et puis, là encore, pensez à vos valeurs et à l’essentiel dans votre vie. Si celui-ci n’est pas en jeu, vous dormirez déjà mieux.

Q : Que faire quand le stress vous envahit ?

Il y a toutes sortes de « remèdes » anti-stress : sport, sorties, amis, travailler sa respiration, méditation, yoga et bien d’autres, tout cela joue son rôle. Le plus important est sans doute de replacer chaque évènement dans son contexte. Et de réfléchir à qui vous êtes et à ce que vous voulez. Au fond, qu’est-ce qui est vraiment important pour vous ?

Et si ça chauffe un peu, posez-vous cette question : au pire du pire qu’est-ce que je risque ?

Parfois, la réponse fait frémir – j’en sais quelque chose – mais le plus souvent, elle vous soulagera. D’une part, parce que le pire auquel vous êtes exposé n’est pas si terrible que ça. D’autre part, car il se produit très peu souvent, ou de manière atténuée.

Q : Donc, ne pas se faire peur pour rien, c’est ça ?

Un jour, je redoutais l’appel du banquier. J’en étais paralysé, guettant la sonnerie du téléphone à tout instant et sursautant à chaque fois qu’elle retentissait en me posant la question : je décroche, je ne décroche pas ? Cela a duré une journée entière pour un seul appel… qui n’est finalement pas venu. Ce fut une journée infernale, destructrice et improductive, car la peur était le boss, elle avait pris le pouvoir et me contrôlait.

Dans ces cas-là, mieux vaut s’occuper l’esprit, cela est autrement plus porteur.

Cela n’empêche pas le coup de fil d’arriver, mais en attendant, vous vivez mieux et agissez plus efficacement pour tout le monde. Ainsi vous utilisez ce temps pour peaufiner votre réponse et être mieux préparé lorsque l’évènement redouté surgira.

Q : Une question fondamentale à se poser pour vivre heureux ?

J’en vois deux : J’ai évoqué la première : Qu’est-ce qui est important pour vous ? La seconde est : Que faites-vous chaque jour pour vivre ce qui est important pour vous ?

Q : Un principe fondamental, incontournable pour aimer sa vie ?

Appréciez ce que vous avez. Matérielles ou immatérielles, vous avez une collection de ressources à votre disposition, c’est la caverne d’Ali Baba. Recensez tout ce que vous détenez et pouvez mobiliser : santé, intelligence, conjoint, amis, job, passion, spiritualité, argent en banque, etc. Ensuite, regardez tout ce que vous pouvez faire avec. Et maintenant, qu’attendez-vous pour aller de l’avant ?

Q : Comment réagir quand on entend une phrase aussi terrible que « Je ne peux pas vous prendre plus que ce que vous avez mais je vous prendrai TOUT ce que vous avez » ?

D’abord, et c’est valable dans toutes les situations de la vie, ne pas se laisser impressionner par une fonction, un titre, une phrase, une posture : jamais. J’ai du respect pour tout le monde, sans aucune exception, mais ne me laisse plus impressionner par quiconque. Et si une personne vous « agresse » comme ce banquier l’a fait avec nous, imaginez-vous revêtu d’une armure sur laquelle glissent ses mots.

Cela ne veut pas dire que vous n’y réagirez pas et que vous resterez les deux pieds dans vos baskets mais que, sur l’instant, il est préférable de garder son sang-froid.

Rappelez-vous également que des propos violents expriment souvent un malaise ou un mal-être chez celui qui les prononce. La raison pour laquelle ce banquier a prononcé une telle horreur est juste… incroyable.

Q : Vous la révélerez un jour ?

Oui. C’est une histoire dans l’histoire. Une histoire plutôt rare. Et authentiquement vraie, elle aussi.   

Q : Comment vivre sa vie quand, comme vous, elle est mise entre parenthèses ?

En comprenant que votre parcours révèle le sens de votre vie. Certains disent qu’il n’y a pas de hasard, en revanche, vivre sa vie pleinement, c’est déjà l’accepter. Dans toute sa dimension. Et s’appuyer là-dessus pour transformer les inconvénients, obstacles, échecs et découragements successifs en acquis, atouts et avantages. C’est ce que j’appelle vaincre ses problèmes.

Q : Que dire aux lecteurs qui ne savent pas comment traiter leurs problèmes ?

Organisez-vous. Tout est question de méthode. Adoptez la bonne pratique et vos problèmes diminueront d’eux-mêmes. Prendre les choses dans le bon sens, bien poser le problème, maîtriser vos émotions, ne pas fréquenter le Bureau des plaintes et pleurs, et surtout, dès le départ, raisonner solution et non problème, je ne le dirai jamais assez. À l’école on apprend des quantités de choses, des maths aux arts plastiques, mais qui apprend aux enfants à faire face aux problèmes qui se présenteront inévitablement ? Personne, hélas. Une formation solide sur ce thème permettrait d’éviter bien des maux dont souffre la société.

Q : Quelles conséquences selon vous à ce défaut d’apprentissage ?

Sur le plan individuel, chacun se retrouve seul face à ses problèmes au moment de trancher, de prendre une décision pour tenter de le solutionner. Vous pouvez en parler avec votre entourage, votre meilleur ami, prendre de l’info à droite à gauche mais le problème demande souvent un traitement plus objectif et plus complet. Si bien qu’au dernier moment, vous êtes seul pour décider et appliquer la décision, c’est là qu’est le problème précisément.

D’où des décisions plus ou moins bonnes (au début j’en ai pris de mauvaises, faute d’avoir su « attaquer » le problème à la racine), voire pas de décisions du tout. Et donc, stress, tracas, soucis, angoisses et tutti quanti. Quel gâchis…

Q : Et sur le plan collectif ?

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. On n’a jamais été aussi technologiquement avancés, informés, équipés, instruits… et pourtant la consommation de tranquillisants est très élevée dans le monde, notamment en France. Les peurs sont omniprésentes, on a peur de tout. Si donc chacun savait mieux gérer ses problèmes, la collectivité serait forcément moins inquiète, plus optimiste et constructive.

Q : Mais vaincre ses problèmes est-il possible ?

Oui, je l’ai fait. Vaincre ses problèmes ne veut pas dire tout gagner ou avoir raison à 100 %.  Il y a des situations ingagnables dès le départ, j’en cite dans le livre, et tout le monde en identifie dans sa propre vie. Vaincre ses problèmes, c’est tirer le meilleur parti d’une situation donnée, c’est obtenir le mieux qu’il est possible en l’état de cette situation. C’est fabriquer un délicieux nectar à partir de fruits de troisième choix.

Q : Un exemple ?

Mes parents ont été condamnés à rembourser une foultitude de prêts contractés pour soutenir leur fille et gendre, une somme énorme avec des intérêts pharaoniques. Sur la condamnation il n’y avait rien à faire ou à dire, le droit s’applique et c’est normal. En revanche, j’ai pu leur faire économiser des centaines de milliers d’euros en négociant pied à pied, au cas par cas, l’application de ces décisions. En montrant « à l’autre » l’intérêt qu’il avait à ne pas les mettre à la rue. C’est cela vaincre ses problèmes : obtenir le meilleur de ce qu’il est possible. Croyez-moi, ça change beaucoup de choses.

Q : Avez-vous une astuce pour éviter de se noyer et de perdre un temps fou dans les problèmes que d’autres vous apportent ?

C’est plus qu’une astuce, une vraie technique que j’ai expérimentée avec succès des centaines de fois. Essayez-la au bureau, mais aussi à la maison, elle fonctionne partout.

Comme employeur j’étais en permanence dérangé par X ou Y, souvent des cadres, qui amenaient un problème et attendaient de moi LA solution, celle qui règle tout comme par enchantement et, naturellement, le plus vite possible. Simplement parce que j’étais le décideur. Ils le faisaient par habitude, confort, ou parce qu’ils n’osaient pas proposer leurs propres solutions. C’était vraiment dérangeant, stress, tension, perte de temps et d’efficacité pour tout le monde.

Q : Comment avez-vous résolu le problème ?

J’ai mobilisé les esprits avec un discours simple et rassembleur, faisant appel à chacun dans l’intérêt de tous. Quelque chose comme : « vous êtes souvent les mieux placés pour trouver les solutions aux problèmes ». Désormais, lorsque vous rencontrez une difficulté, posez-vous ces 3 questions :

Quel est le problème ?
D’où vient-il ?
Quelles sont les solutions envisageables ?

Et finalement, faites votre recommandation.

Q : Ça a marché ?

Résultats immédiats et vraiment spectaculaires !

Non seulement le nombre de problèmes qui « remontent » ont été divisés par trois, mais les solutions adoptées ont été plus performantes. En bonus, cette responsabilisation des collaborateurs a augmenté leur confiance en eux. Ce dont tout le monde profite, sauf Miss Cata qui boude. Comme disait ma grand-mère : mieux vaut 1 qui sait que 100 qui cherchent… Essayez cette technique, elle fonctionne, et même avec des enfants.

Q : Quelle différence entre une personne malheureuse et une heureuse ?

La personne malheureuse ressasse, raisonne problème, est obnubilée par ce qui lui manque. La personne heureuse imagine, raisonne solution, crée sa réalité et s’appuie sur ce qu’elle a pour obtenir ce qu’elle souhaite. Le bonheur est un état d’esprit.  

Q : Cela fait une différence en effet.

Un gouffre. C’est ce qui m’a permis de tenir le choc et d’obtenir tous ces résultats inespérés. Et c’est aussi ce qui fait mon présent et donc mon futur. Et puis…

Q : Et puis ?

La personne heureuse, disons, bien dans sa peau, récupère rapidement de ses contrariétés. Elle peut souffrir ou être affectée par tel problème ou tel évènement, mais elle rebondit vite car elle est connectée à son essentiel. Si bien qu’elle vit pleinement son existence quoi qu’il advienne.

Q : Quelque chose que vous vous interdisez le plus possible ?

Les non-dits. Et les « je n’ose pas ». Les deux nous ont coûté si cher qu’ils sont bannis à vie… allez ouste, dehors !

Q : Un mot pour votre famille ?

Je vous aime.

Malgré tout ça.

Et malgré tous ces insupportables non-dits.   

Q : Jusqu’où peut-on aller dans l’implication personnelle pour aider ses parents ?

Je suis encore en train d’y réfléchir. De même qu’au sens d’une vie injustement brisée par la maladie.

Q : Cela veut-il dire qu’il n’y a pas de limite à l’amour de parents pour leurs enfants et réciproquement ?

Ça veut dire que l’on sait toujours après ce qu’il fallait faire avant. Avec l’expérience, ni mes parents, ni Martine, ni Patrick ne joueraient le même rôle, ni ne prendraient les mêmes décisions. Et j’aurais même une chance d’être entendu. Ils ont été anéantis par cette succession de mauvais choix, dictés par l’affect. Globalement j’en déduis qu’on gagne à faire intervenir l’affect en dernier ressort plutôt qu’en premier.

Q : Pourtant, certains disent qu’il faut suivre son feeling, son intuition.

On trouvera toujours des exemples où suivre ses émotions et son intuition s’est avéré judicieux. Mais il en est tellement d’autres, dont cette histoire, où elles ont joué de très mauvais tours que je préfère désormais regarder les faits et analyser chaque problème avec méthode. Ensuite seulement intervient l’affect.

Q : Vous ne dites rien de votre vie privée.

La vie privée est ce dont on prive les autres. Donc silence. Ou alors juste une chose, peut-être la plus importante : On ne fait rien de grand tout seul et j’ai l’immense chance d’avoir été soutenu par quelqu’un de magnifique. Mais elle ne voudrait pas qu’on en dise davantage. Motus et bouche cousue. Mille mercis et mille baisers à elle.

Q : Finalement, vous êtes optimiste…

Tout à fait. Je suis optimiste, non par principe, de manière béate ou naïve mais de façon raisonnée. S’il pleut, il pleut. Partant de là, je regarde le problème, le pose correctement, le décortique, le traite sans affect, en maîtrisant mes émotions et en agissant autant que nécessaire pour que le beau temps revienne. Avec cette méthode, je suis donc optimiste parce que j’ai des raisons précises de l’être. Et cela fonctionne, le plus souvent, le beau temps revient.

Q : Aspirez-vous à vous reposer après ces 25 ans de vie hors norme ?

Me reposer ? Prendre davantage de vacances, plus de temps pour moi, oui, sans aucun doute.

Mais j’aime trop la vie, la nouveauté, le foisonnement des idées, j’aime trop créer et faire des choses pour envisager un rythme amoindri. Je serai donc toujours très actif. Au moins jusqu’à mes 100 ans. Après, on verra.

Q : Et vous comment avez-vous rebondi ?

Cela aussi je le dévoilerai plus tard. Ça ne manque pas de sel.

Q : Un dernier mot sur votre histoire Michel ? 

En réalité Michel s’appelle… Jean-Luc.

Cette histoire est la mienne !

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Jean-Luc Hudry, conférencier en optimisme opérationnel
Auteur du 1er livre d’optimisme pratique : ca va comme un Samedi même le Lundi !
Une incroyable histoire d’homme et d’entrepreneur au service de vos équipes. Jean-Luc Hudry est plébiscité pour le contenu riche et la forme originale de ses conférences. Accessoires, anecdotes, et humour y sont des invités permanents. Son énergie communicative fait le reste. A 27 ans, tout va bien pour lui. 6 ans d’études de management et la voie royale dans une société américaine. Soudain, l’Adversité bouleverse sa vie : la PME familiale sombre et va vite disparaître. Il quitte alors son poste et devient du jour au lendemain, un entrepreneur confronté à l’enjeu écrasant de tenter de sauver des dizaines d’emplois et le patrimoine de ses parents. Passant par tous les postes, il développe un management inspirant fondé sur un optimisme opérationnel « orienté Solutions » et réussit l’impossible : sauver la société au point de la conduire près de 20 ans, manageant au total plus de 1000 personnes. Mais l’adversité s’acharne et bouleverse encore sa vie via une seconde histoire, inouïe et à l’enjeu vital. De celles qu’on ne souhaite pas à son pire ennemi. Pas le choix, il doit à nouveau affronter les événements les plus durs et rebondir ou… Pendant des années, il persévère, raisonne Solution et transforme les épreuves en opportunités, le stress en énergie, le pessimisme en une détermination qui soulève les montagnes. Et il obtient, là encore, de retentissants succès que personne – absolument personne – ne croyait possibles. Surnommé « le Solutionneur », il est aujourd’hui suivi par des milliers de personnes qui s’approprient ses clés du mieux-vivre dans leur vie personnelle et professionnelle. NOUVEAU : "Ca va comme un Samedi... même le Lundi" est le premier livre sur l'optimisme pratique au bureau et dans la vie personnelle. Conférencier labellisé et membre de l'AFACE. Il est aussi speaker de la Ligue des Optimistes de France et son délégue pour Paris. En résumé, Il aide vos équipes à mieux être et à mieux faire : Optimisme opérationnel, Changement, Motivation, Cohésion et Leadership.