ON EN PARLE

Suivez toutes nos actualités

12 Juin

Gérer son stress et accueillir un fantastique succès : Histoire vraie (15)

Jean-Luc Hudry, conférencier en optimisme opérationnel, auteur

Incroyables ascenseurs émotionnels dans l’épisode d’aujourd’hui “Gérer son stress et accueillir un fantastique succès”. Les choses se sont vraiment passées ainsi. Du stress le plus fort, pendant 10 ans, et la récompense qui, soudain, surgit… avant de laisser place à la suite de cette histoire vraie. A lire !

Lire l’histoire depuis le début : Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre

Lire l’épisode précédent : L’adversité se déchaîne

Gérer son stress et accueillir un fantastique succès :

23) Un chèque à 8 chiffres

Driinng (c’est fou ce que le téléphone sonne dans cette histoire).

Maître Valantin :

–         Monsieur, puis-je vous inviter à déjeuner ?

Michel acquiesce :

–         Certainement.

Maître Valantin fait partie du « Team Michel » cette équipe d’avocats d’affaires intervenant :

–         Les uns dans le dossier Éviction de la brasserie (Paris),

–         Les autres dans la tromperie organisée par le vendeur du magasin (Bretagne),

–         Les derniers dans une kyrielle d’autres conflits nés de ce dol.

Une kyrielle d’autres conflits ?

Eh oui, car cerise sur le gâteau, sans le lui dire, les parents de Michel se sont également endettés auprès d’autres organismes et personnes privées, d’abord pour aider leur fille et gendre dans leur magasin de Bretagne, ensuite pour combler le tonneau des Danaïdes né de sa liquidation.

Une boucherie. Le mot est faible.

Une bérézina les obligeant à entretenir au prix d’invraisemblables contorsions et sacrifices personnels une véritable tribu d’avocats.

Le pire est que certaines causes sont perdues d’avance : un prêt doit être remboursé, point… alors quand on les accumule comme à la parade, même le meilleur avocat du monde n’y peut rien.

Michel et ses parents n’ont donc pas le choix. Ils doivent jongler en permanence avec les évènements, gagner du temps dans le dossier Perlin, accélérer le dossier Pimpin, booster telle action, freiner des quatre fers pour telle autre.

C’est la piste aux étoiles, le cirque de Moscou et celui de Pékin réunis.

Du travail sans filet mais avec risque de chute finale et définitive, comme le chantait l’infernale Miss Cata : C’est la chute finaaaaale, groupons-nous et demaiiiin…

Maître Valantin est un éminent représentant de cette armada. Un homme de goût, pétillant, brillant, sympathique. Et hors de prix. Lui dire bonjour, c’est déjà faire tourner le compteur, et quel compteur, il ne calcule pas en roupies mais en francs (puis euros) sonnants et trébuchants.

Et on ne peut quand même pas oublier de dire bonjour, cela ferait mauvais genre.

Alors le compteur tourne, tourne à en donner le vertige, tourne comme celui de la moto qu’il chevauche gaillardement.

Il est également fan de musique classique, dans son bureau trônent deux grandes enceintes, histoire d’adoucir les mœurs quand sa plume hausse le ton. Mélomane et motard… si, c’est possible : on peut écouter Mozart sur sa Yamaha, sauf que Mozart apprécierait peu d‘étaler ses morceaux sur un gros cube. Passons.

Donc, l’excellent Maître Valantin invite Michel à déjeuner, rendez-vous est pris.

Paris : un restaurant couru du 7ème arrondissement

Maître Valantin, jovial, très aimable, sincèrement humain :

–         Comment allez-vous, et votre père, votre mère, et en Bretagne comment ça se passe ? Vous avez réussi à prouver la tromperie, Chapeau, vraiment, c’était pas gagné. Tenez-moi au courant de la suite, etc.

La conversation se poursuit sur ce dossier brûlant. Puis elle vient naturellement sur le terrain du dossier dont Maître Valantin a la charge, l’éviction de la brasserie.

À cette date, ce problème tient tout le monde en haleine depuis bientôt… 10 ans (5 plus 5 !)

Les deux hommes déjeunent léger : terrine maison et cassoulet toulousain, pour le dessert on verra plus tard. Et comme ils font attention à leur ligne, ils boiront de l’eau.

Évitant de parler la bouche pleine – principal problème des repas d’affaires – ils savourent ce moment de détente, convivial, chaleureux, tant ils aiment se retrouver et échanger ensemble.

Ils ont une connivence intellectuelle, le même amour du travail bien fait et la même envie de gagner.

Mais il y a mieux.

C’est l’heure du dessert.

Non que le dessert constitue ce mieux (ils ont repéré une belle île flottante crème anglaise) mais parce qu’un évènement inattendu se produit.

Maître Valantin vient de mettre la main dans la poche intérieure de sa veste.

Normal, il va payer l’addition, pense Michel, c’est lui l’invitant.

Mais au lieu de son portefeuille, il sort une enveloppe, la tend à Michel et dit :

–         Au fait, c’est pour vous.

À l’affût, Miss Cata en profite :  

Une nouvelle note d’honoraires, une ! Aaah c’est un bon, Valantin, il t’invite à déjeuner, et paf, en pleine paix, un bourre-pif… il te présente une note d’honoraires à assommer un bœuf. Qu’est-ce ce qu’il aime les picaillons quand même, il roule en moto mais c’est toi qui casques !

Par courtoisie Michel n’ouvre pas l’enveloppe et va la glisser dans sa veste quand son Conseil lui dit :

–         Ouvrez-la s’il vous plaît.

Michel s’exécute et regarde ce qu’il a en main.

Ce n’est pas une note d’honoraires mais un chèque à 7 chiffres.

Un chèque à 7 chiffres dont… 6 zéros.

Là, le bœuf est bien assommé, mais pas dans le sens qu’on croyait.

Une fantastique émotion l’envahit.

La même que celle qui l’avait submergé à l’annonce de la conclusion de l’expert lors de la confrontation en Bretagne. Une émotion qui le propulse ailleurs, dans un état de plénitude, d’accomplissement, un plaisir violent, comme s’il était scotché au siège par la foudroyante accélération d’une fusée qui décolle.

Le sentiment de changer d’étage, de lieu, de position, de dimension.

La force d’un tsunami.

Et comme il vit ce dossier Éviction chaque minute de chaque jour, il en comprend vite l’origine.

Son Conseil prend la parole :

–         Ce n’est qu’un acompte bien entendu…

–         Bien entendu…

Eh oui, comme un train peut en cacher un autre, ce premier chèque en annonce un second.

Michel a-t-il gagné au Loto, est-ce un clin d’œil d’un cousin d’Amérique, un coup de pouce d’Oncle Picsou ?

Rien de tout cela.

La vérité est qu’Adversité vient de connaître une nouvelle et cuisante défaite dont elle ne se remettra jamais.

10 ans que Michel attendait ce moment et ce moment est là, maintenant.

C’est le moment présent.

Et le présent du moment.

Quel cadeau, en effet, quelle élégance de la part de son avocat qui, au prétexte d’un déjeuner, lui fait la surprise de ce chèque, dans un geste à la fois professionnel et très amical.

C’est la fin.

La fin de 10 années d’ennuis, formule luxe, Adversité envoyant à Michel et ses parents des wagons de problèmes pour les faire dérailler.

Mais ils ont tenu bon, et l’éviction de leur entreprise s’achève du mieux qu’il était possible.

Et même de manière inespérée, Valantin et Michel ont fait du bon boulot.

D’un coup, le sac de problèmes se vide d’un composant majeur.

D’un coup, le sac d’acquis engrange une maxi réussite de plus : il a maintenant un tour de taille de notable non sportif, mais pour une fois, on ne critiquera pas l’embonpoint, abondance de biens ne nuit pas.

Michel est aux anges.

On lui donnerait le bon Dieu sans confession.

Divin moment.

Incroyable aussi car, ça y est, c’est fait, 10 ans de combats à tiroirs viennent de s’achever.

Le propriétaire a jeté l’éponge, trop cher pour lui. Un groupe de repreneurs s’est présenté.

La négociation fut un grand moment, au cœur des affaires, de la compréhension de l’autre, de la tactique, de la stratégie, du « retenez-moi où je claque la porte ».

Que de temps forts dans cette dernière ligne droite, la négociation, que d’allers-retours entre les moments où « tout semble fichu », et ceux où « tout devient possible » : une négociation est aussi une balade sur les montagnes russes.

10 ans de problèmes mais une solution et quelle solution ! Un chèque à 7 chiffres qui en annonce un autre, un voisin, un collègue, un quasi jumeau.

Le chèque à venir comportera lui aussi 7 chiffres.

Et l’éviction récompensant le travail des parents de Michel depuis 1968, et peut-être un peu le sien depuis 1985, atteindra donc une somme à 8 chiffres.

C’est ce moment, ce résultat, ce sentiment d’être parvenu en haut de la montagne quand on a mis 10 ans à la gravir, qu’on l’a re-dégringolée mais qu’on est remonté à chaque fois, souvent de nuit, par tous les temps, encordé, muni de piolets et de griffes pour attaquer la glace, ce moment-là est unique.

À lui seul, il vaut 10 ans d’efforts.

Ce n’est pas tant la masse d’argent qui est importante à ce moment-là, d’ailleurs on ne réalise pas. Tout comme ne réalise pas le ministre battu aux élections qui arrive en limousine avec chauffeur et repart en bus.

Un mauvais ticket lui fait perdre les élections, un ticket RATP lui permet de rentrer chez lui, qui n’aurait pas la tête chamboulée ?

Sur l’instant, Michel vit juste le contraste – extraordinaire – entre les énormes soucis financiers qu’il gère depuis des années et cette soudaine richesse, qui figure là, sous ses yeux, sur ce bout de papier, un simple chèque.

De quoi se prendre pour le roi du pétrole. Et vivre au soleil comme un cheick dans sa tunique blanche, un vrai « cheick en blanc ».

Alors l’essentiel se rappelle à lui, une conduite de vie suivie depuis toujours et pour toujours : quelle que soit la situation, pouvoir se dire :

« on a fait ce qu’il fallait faire pour parvenir au bout du chemin ».

Maître Valantin sait tout cela, il a été de tous les combats, il sait ce que ressent Michel.

Les deux compères ne savent plus s’ils ont ou non commandé le dessert, cette île flottante qui les avaient aguichés à leur entrée dans le restaurant.

Le temps passe, la salle se vide, le niveau sonore s’amenuise.

Aux tables voisines les clients diminuent tandis que les miettes augmentent, ça ne mange pas de pain.

C’est l’heure, il faudrait y aller. Y aller… y aller… bien sûr, il faudrait y aller… mais ce n’est pas tous les jours que l’on savoure un tel succès.

Alors, les deux hommes se remémorent leurs centaines d’échanges de documents, de fax, d’appels téléphoniques, leurs multiples concertations et leur moral jouant au yoyo.

À défaut de dessert (cette fois, il est trop tard, tant pis pour l’île flottante), ils dégustent l’instant présent et cette délicieuse délivrance nommée VICTOIRE. Pleine et entière.

Pris dans les filets de la conversation, tels des anciens combattants, ils continuent leur flash-back.

–         Et ces 8 tentatives du propriétaire pour mettre vos parents dehors, sans 1 euro d’indemnité, c’était quand même raide.

–          Oui, vos confrères adverses n’étaient pas manchots, on n’a pas dormi toutes les nuits.

–         Moi non plus.

Avec le recul, quel formidable stress, mais quelles répliques aussi, fouillées, travaillées, cinglantes et finalement gagnantes… 8 fois de suite.

Le Conseil de Michel consulte sa montre, il est très en retard et doit repartir mais un souvenir en appelle un autre, tant pis, exceptionnellement, son cabinet attendra, Mozart et la moto aussi.

Alors ils plongent à nouveau dans le rétroviseur, pas celui de la Yamaha, celui de leurs 10 ans de coopération la main dans la main. Et se remémorent tous ces mois de janvier où échangeant leurs vœux ils se le promettaient : « cette année, c’est la bonne ! »

Et pour prolonger cet instant magique, exceptionnel, ils prennent une décision commune et définitive :

–         Monsieur, deux îles flottantes s’il vous plaît ! 

Gérer son stress et accueillir un fantastique succès :

24) Le banquier et le martien

La sortie du restaurant restera gravée dans la mémoire de Michel, tout comme l’intensité de la poignée de main échangée avec son Conseil. Miss Cata est aux abonnés absents, en congé, en arrêt maladie, partie au bout du monde, on ne sait pas exactement, mais Michel ne l’entend plus.

Elle vient de prendre un tel coup sur le museau qu’il lui faut bien digérer la nouvelle, les faits, et récupérer pour pouvoir à nouveau (tenter) de diffuser son poison.

Mais qu’il est bon d’écouter son silence.

Michel est donc sur le trottoir, enfin, façon de parler, car à cet instant, il s’est transformé en convoyeur de fonds.

D’abord, comme s’il faisait moins 5 degrés, il ferme sa veste pour que le magot ne s’en échappe pas.

Ensuite, il pense à ses parents, Paul et Jeanne. Quelle magnifique journée, quelle lueur, quel sursaut dans ces 15 dernières années si compliquées pour eux. Aujourd’hui, ils goûtent à la victoire et vont refermer un chapitre ouvert 32 ans plus tôt lorsqu’ils ont investi dans cette entreprise.

Enfin ils vont pouvoir cesser de travailler… à près de 80 ans pour Paul, ne vivant plus, si l’on ose dire, qu’avec cette verrue, ce drame, cette épouvantable affaire du magasin de Bretagne, la tromperie par leur ami de trente ans.

Et leur erreur de s’être acharnés pour soutenir leur fille et gendre.

Leur incapacité à leur dire non.

Marchant d’un bon pas, Michel est calme, très attentif, ce n’est pas le moment d’aller conter fleurette à la marchande de fleurs.

Ce serait le bouquet.

Après avoir vécu l’instant présent en compagnie de son avocat, il est passé à autre chose, à la suite. Et la suite, c’est se transporter à quelques centaines de mètres, à la banque, pour déposer et faire immédiatement fructifier le trésor.

Il a tellement appris à serrer les vis, à gérer les finances professionnelles et personnelles au centime près, qu’il n’entend pas perdre un jour de rémunération. Pour une fois, ce n’est donc pas lui qui va travailler comme un troupeau de mules, mais le magot à qui il va demander de faire des petits… des tas de petits… tout arrive.

En chemin, protégeant son trésor comme un oiseau protège son nid, Michel réalise que ses missions 1 et 3 sont désormais terminées. Eh oui, bel et bien ter-mi-né le redressement de la brasserie qui se clôture par un chèque à 8 chiffres.

L’eau a sacrément coulé sous les ponts depuis ce jour de fin 1985 où il a dû quitter son employeur, Procter & Gamble pour aller aider ses parents en perdition.

Sur le pont de l’Alma, il repense à cette décision de zouave.

Une décision dictée par un engagement moral : rendre à ses parents autant qu’ils lui ont donné dans son enfance.

Une enfance merveilleuse d’aisance, d’amour, mais aussi de travail et de valeurs. Une enfance de valeur. Alors il se dit qu’il va devoir changer de crèmerie, tout recommencer ailleurs et dans un autre domaine, et enfin penser à lui.

Mais une chose après l’autre. Il marche, se rapproche de la banque et regarde les gens qu’il croise dans la rue. Peut-être vivent-ils eux aussi, à cet instant, un évènement marquant leur vie, un évènement qui les fait passer de l’ombre à la lumière… ou le contraire.

Puis il arrive devant l’agence bancaire, en travaux, sonne, entre et avise une employée qu’il ne connaît pas.

–         Bonjour Madame, je voudrais un bordereau de dépôt de chèques s’il vous plaît.

L’employée, visiblement débordée, à peine plus aimable qu’une porte de prison jette :

–         Oui, c’est là.

Quel enthousiasme, pense Michel, puis il remplit son bordereau et le remet avec le chèque à la préposée.

Sans même le regarder, la joviale employée tend le bras, prend les documents puis le tampon réglementaire qu’elle soulève avant de l’écraser sur le bordereau pour valider le dépôt.

À ce moment, elle vient d’apercevoir le montant du chèque et relève brusquement la tête, regardant Michel comme si un martien lui faisait face. Avec un sourire et une attention dont elle n’avait pas fait preuve jusqu’alors, elle bafouille quelques mots :

–         Hum… vous voulez déposer ce chèque… certainement… euh… vou— voulez-vous que j’appelle le directeur, Monsieur Biyet ?

–         J’allais vous le demander… dites-lui qu’il me reçoive maintenant et que c’est urgent. Ne lui parlez pas du chèque s’il vous plaît.

–         Allo Monsieur Biyet… oui… pourriez-vous recevoir Monsieur… c’est urgent… d’accord, je vous l’envoie.

Ainsi Michel constate, une fois encore, combien le poids de l’argent rend subitement important quelqu’un qui ne l’aurait pas été s’il avait déposé un chèque de 120 euros et 18 centimes.

Et là, autre grand moment.

M. Biyet est le directeur de l’agence qui détient les comptes de la brasserie.

Par beau temps, il était tout miel proposant de prêter un parapluie, et quand la pluie s’annonçait, ne pensait qu’à le reprendre.

Un vrai caméléon.

Un jour, alors que Michel venait déposer des fonds sur le compte de l’entreprise, il était sorti de son bureau et, sans aucune pudeur ni sens commercial, l’avait humilié en criant à la cantonade : « Ah non, vous avez dépassé le découvert autorisé ! »

Aujourd’hui M. Biyet reçoit donc Michel en urgence :

–         Bonjour, alors que se passe-t-il ?

Michel, jouant les embarrassés :

–          Il faut intervenir de manière urgente, il s’agit d’une grosse somme.

Sentant le problème, le chef d’agence se raidit et ferme les écoutilles :

–         Écoutez, vous avez redressé les comptes mais pour une grosse somme il faut attendre et savoir comment va tourner le dossier de Bretagne. Tout se tient, désolé, je ne peux rien faire.

–         Mais il s’agit d’une grosse somme, le temps presse.

–         J’ai bien compris, mais pour une grosse somme, je ne vais pas pouvoir… désolé.

–         Mais si on ne le fait pas maintenant, on perd beaucoup d’argent, d’autant qu’il y aura une deuxième somme.

–         Une deuxième somme ? Alors là, vous n’y pensez pas, franchement, je ne peux vous dire autre chose que non, c’est complètement exclu.

–         Alors comment on fait nous ?

 –         Je ne sais pas, essayez ailleurs, peut-être vous prêteront-ils…

 –         Prêter… mais qui parle de prêter ?

 –         Beh, vous me dites que vous avez besoin de deux grosses sommes, donc… voilà.

 –         Je n’ai pas dit ça.

Tête de M. Biyet qui n’y comprend rien.

Alors, tout doucement, sans un mot, Michel lui tend le chèque à 7 chiffres et le regarde droit dans les yeux, buvant cet instant :

–         Je ne vous ai pas dit que nous avions besoin de deux grosses sommes, je vous ai dit : il faut intervenir de manière urgente, il s’agit d’une grosse somme, suivie d’une autre, nuance….

Comme la préposée avant lui, les yeux écarquillés, M. Biyet regarde Michel comme un martien, se demandant s’il a la berlue. Puis il comprend qu’il a mal interprété les propos de Michel qui ne venait pas lui demander de l’argent mais lui en donner. Pour le placer sans perdre une minute, et en annonçant un deuxième gros chèque.

M. Biyet ne sait plus où se mettre, le caméléon « caméléone », change de peau, se confond en excuses, dit qu’il était prisonnier de sa hiérarchie, bla bla bla, qu’il est heureux que les choses se terminent si bien, bla bla bla…

Michel vit cet instant non comme une vengeance, mais comme une récompense.

Quel sale gosse, son petit jeu a bien fonctionné, à l’évidence il aurait pu être plus clair et annoncer la couleur mais il a préféré jouer avec les mots pour tester la réaction du banquier.

Michel n’en est pas fier mais, autant l’avouer, c’est bien ce qu’il a fait et il ne peut s’empêcher – c’est humain – d’ajouter la note finale :

Nous voilà sur la même longueur d’ondes, tant mieux. Et comme il est juste de récompenser ceux qui nous ont toujours soutenus – n’est-ce pas M. Biyet ? – nous plaçons ce premier chèque dans votre banque, et le second aussi. Comme ça, je suis sûr qu’à ma prochaine visite, vous ne bondirez pas de votre bureau en criant devant tout le monde que le découvert est dépassé…

Et paf… M. Biyet comprend bien l’allusion, il n’est pas un mauvais bougre, juste un homme qui, dans cet épisode, avait manqué de psychologie et de savoir-faire.

Puis, les deux hommes partent dans un rire franc et rassembleur, se serrent la main, Michel quitte son bureau et repasse devant la préposée qui lui lance un enthousiasmant : « Bonne journée Monsieur, à bientôt ! »

À quoi tiennent les comportements et les choses, décidément.

Sur le chemin du retour, Michel pense au comique de la situation et jette un œil dans son sac d’acquis :

L'incroyable histoire vraie de Jean Luc Hudry conférencier en optimisme. Livre "Craquer ou pas ? L'incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre"

Acquis n°43 : Si tu veux prouver ton importance, c’est que tu n’es pas important.

Or on est important de par son existence, par ce qu’on fait, par ce qu’on est.

Le reste est important aussi, l’argent par exemple, car vivre d’amour et d’eau fraîche est un peu sportif. Mais si la fortune sourit, en jouir pour ce qu’elle permet de faire et de dispenser est bien plus gratifiant que de l’étaler pour s’acheter une importance.

C’est ce que révèle cet épisode dans la banque, un autre grand moment pour Michel.

En l’espèce, M. Biyet a donc pris le chèque.

Et Michel entame une nouvelle incroyable et extraordinaire expérience : être Crésus et Job à la fois. C’est-à-dire riche et pauvre au même moment.

A-t-il gagné un peu de repos ? Non.

Car si deux missions sont achevées avec succès… reste la troisième.

Dans l’affaire du magasin de Bretagne, retour à la décision de la Cour d’appel.

Va-t-elle enfin se prononcer ?

En principe oui… demain.

Après “Gérer son stress et accueillir un fantastique succès”, rendez-vous très vite pour découvrir l’avant-dernier épisode de cette histoire vraie mêlant le monde des affaires, l’humain, et de multiples composantes du management des hommes et des situations.

Gérer son stress et ses émotions est l'illustration parfaite de l'incroyable histoire vraie de Craquer ou pas ?
Une histoire vraie. Un livre bouleversant et inspirant. Sélection Prix du Livre optimiste 2014

Les 52 acquis de cette histoire 100 % authentique aident vos proches à mieux vivre les évènements.

Partagez-les avec eux.

Jean-Luc Hudry, “Le Solutionneur” Conférencier, Auteur, 20 ans Chef d’entreprise

Lire l’histoire depuis le début : Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre

Lire l’épisode précédent : L’adversité se déchaîne

Abonnez-vous à la chaîne YouTube de Jean-Luc Hudry

Une incroyable histoire d’homme et d’entrepreneur au service de vos équipes. Jean-Luc Hudry est plébiscité pour le contenu riche et la forme originale de ses conférences. Accessoires, anecdotes, et humour y sont des invités permanents. Son énergie communicative fait le reste. A 27 ans, tout va bien pour lui. 6 ans d’études de management et la voie royale dans une société américaine. Soudain, l’Adversité bouleverse sa vie : la PME familiale sombre et va vite disparaître. Il quitte alors son poste et devient du jour au lendemain, un entrepreneur confronté à l’enjeu écrasant de tenter de sauver des dizaines d’emplois et le patrimoine de ses parents. Passant par tous les postes, il développe un management inspirant fondé sur un optimisme opérationnel « orienté Solutions » et réussit l’impossible : sauver la société au point de la conduire près de 20 ans, manageant au total plus de 1000 personnes. Mais l’adversité s’acharne et bouleverse encore sa vie via une seconde histoire, inouïe et à l’enjeu vital. De celles qu’on ne souhaite pas à son pire ennemi. Pas le choix, il doit à nouveau affronter les événements les plus durs et rebondir ou… Pendant des années, il persévère, raisonne Solution et transforme les épreuves en opportunités, le stress en énergie, le pessimisme en une détermination qui soulève les montagnes. Et il obtient, là encore, de retentissants succès que personne – absolument personne – ne croyait possibles. Surnommé « le Solutionneur », il est aujourd’hui suivi par des milliers de personnes qui s’approprient ses clés du mieux-vivre dans leur vie personnelle et professionnelle. NOUVEAU : "Ca va comme un Samedi... même le Lundi" est le premier livre sur l'optimisme pratique au bureau et dans la vie personnelle. Conférencier labellisé et membre de l'AFACE. Il est aussi speaker de la Ligue des Optimistes de France et son délégue pour Paris. En résumé, Il aide vos équipes à mieux être et à mieux faire : Optimisme opérationnel, Changement, Motivation, Cohésion et Leadership.