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12 Juin

Dépassement de soi et motivation mènent au succès (16)

Jean-Luc Hudry, conférencier, auteur histoire vraie

Dépassement de soi et motivation ont sans nul doute mené au succès que vous allez découvrir dans ce chapitre. Bonne lecture !

Lire l’histoire depuis le début : Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre

Lire l’épisode précédent : Gérer son stress et accueillir un fantastique succès

Dépassement de soi et motivation mènent au succès, chapitre 25 :

25) Ça passe ou ça casse ?

 –  Alors Maître, la Cour a-t-elle fini de jouer avec nos nerfs ?

Depuis plus de 6 mois, chaque semaine, Michel pose cette question à Maître Barot son avocat de Bretagne. Et chaque semaine il lui répond : « désolé… encombrement… reporté… semaine prochaine ».

Adversité joue si bien avec le temps, arme redoutable qui fait souffrir ses clients comme un homard dans l’eau bouillante.

–         Alors Maître, la Cour a-t-elle fini de jouer avec nos nerfs ?

 –         Oui, Cher Monsieur, la Cour s’est enfin prononcée.

Le temps s’arrête, Michel serre le combiné comme s’il voulait l’étrangler.

–         Alors ?

 –         Alors, la Cour…

On se croirait sur un plateau télé :

Quand tout le monde attend la réponse à 10.000 euros. Que l’animateur fait silence, reluquant ses fiches comme s’il les apprenait par cœur. Quand il prend un air coquin, joueur.

Oui, on se croirait sur un plateau télé :

Lorsque monte la musique de fond, prenante, stressante, presque angoissante. Quand le suspense s’installe : oui ou non le candidat va-t-il gagner ?

Ou encore quand l’atmosphère devient lourde, irrespirable, limite asphyxiante.

–         La Cour a enfin rendu son arrêt.

Et là, chacun voudrait être plus vieux de 30 secondes pour connaître la réponse, cette fichue réponse, dont tout dépend mais qui ne viendra finalement qu’après un écran pub où le jambon Cekuit succède à Eauptik 3000.

Sauf que la réalité est là, bien là, et que l’enjeu n’est pas un jeu : l’espoir ou la ruine définitive pour 3 familles car le carnage, lui aussi, atteint les 8 chiffres.

–         Donc Maître ?

Alors Miss Cata, le charognard de service, montre ses griffes pour essayer d’influencer Michel : 

Curieux ça ! Barot a commencé à te répondre et puis… plus rien… pourquoi se tait-il, pourquoi ne te donne-t-il pas tout de suite le résultat, surtout s’il est bon… c’est vrai, quoi !

Mais Michel s’est transformé avec les années et les cadeaux reçus d’Adversité, il sait que Miss Cata, ne lui veut que du mal, alors il lui cloue le bec et reprend calmement :

–         Donc Maître… ?

 –         Si la Cour a été si longue à se prononcer c’est que…

Miss Cata enfonce le clou :

On dirait vraiment qu’il est gêné de t’annoncer le résultat… enfin, moi ce que j’en dis… n’empêche, ça sent le roussi, il n’ose pas l’avocat… il n’ose pas te dire que vous allez pointer à l’Armée du Salut.

À nouveau, Michel repousse ce vautour, il connaît son oiseau :

–         Maître, que dit la Cour ?

 –         J’y viens, d’ailleurs, ce ne fut pas facile car mon confrère…

Miss Cata, de plus belle :

Tu vois, il tergiverse, il temporise, il te fait mariner comme un hareng au soleil… c’est pas bon signe, ça, c’est pas bon signe.

Alors Michel prend le taureau par les cornes, oubliant la déférence nécessaire dans pareil cas, il s’impose et presse son avocat :

–         La décision, s’il vous plaît, que dit la Cour ?

 –         Bien sûr, je voulais vous donner le détail parce que… mais vous avez raison, alors…

–         Alors ?

 –         Alors… c’est gagné, cher Monsieur, NOUS AVONS GAGNÉ!

STOP, arrêtez-tout !

Une vague, une lame, une déferlante, de celles que l’on trouve à Biarritz, ou mieux, à Hawaï, une infinie vague de joie, de plaisir, d’extase, submerge Michel.

Le temps s’arrête, il plane, vole, jouit littéralement… yeeaaahhhhh… ON A GAGNÉ… ON A GAGNÉ… serrant le poing comme quand Nadal en marque un (point).

Le nirvana.

En plus fort, mais est-ce possible ?

Il a déjà connu ces sensations, mais quel plaisir de remettre le couvert !

Transporté par cette fantastique nouvelle, pendant quelques secondes, il est « ailleurs ». Comme si rien d’autre n’avait d’importance.

Fou de joie, il embrasserait un lampadaire, mais, à défaut, c’est Maître Barot qui va l’éclairer.

Et, en habitué de ces instants de vérité, il redevient attentif, écoutant les détails de la décision.

Maître Barot poursuit :

–         Le vendeur est condamné pour tromperie (dol), les mots sont sévères, la Cour confirme l’argumentation de l’expert et ordonne une indemnisation nettement plus conséquente que celle accordée par le Tribunal.

En résumé : la société venderesse va devoir passer à la caisse et se délester d’un assez joli montant.

Certes, sans rapport avec ce que la tromperie aura finalement coûté à la famille de Michel, mais suffisamment pour qu’il regrette de leur avoir fait prendre des vessies pour des lanternes.

La Cour a rendu son arrêt : un coup d’arrêt au vendeur.

Et à cette affaire qui mine la famille de Michel depuis… 13 ans.

Ouufff….

Un ouf de plus dans une histoire de « ouf » (langage jeune).

Un coin de ciel bleu vient de pénétrer dans la vie de Paul et de sa famille.

Incorrigible, Michel est déjà versé dans l’après.

Comment pourrait-il faire autrement puisqu’il est aussi seul pour dépatouiller tout ça qu’un rameur en solitaire au milieu du Pacifique ?

Et que, si la décision est favorable à sa famille, rien n’est fini, loin de là.

Alors, en une seconde, les dossiers qu’il connaît tous par cœur défilent dans sa tête et c’est reparti pour un tour, les neurones en ébullition, Michel construit la suite des évènements : bien obligé !

Michel à lui-même :

« Bon. Le vendeur nous doit 350, génial, quel pied quand même, euh calme-toi… donc… puisqu’il nous doit 350, qu’on doit 450 à Dugazon, 215 à Pelouz et 187 à Lafleur (sans compter les 12 dus à Lasserre, mais Lasserre peut attendre, lui) donc, on bouche un trou mais ça ne suffira pas car il faut aussi payer Planterdebaton… et intégrer Lafleur dans Lasserre ».

Jusque-là c’est clair.

Michel, alias Professeur Nimbus, est plongé dans des schémas auxquels il est si familier.

Le déranger dans ces moments-là serait prendre un risque…

Pendant ce temps, au bout du fil, Maître Barot donne les détails des détails que Michel entend d’une oreille, puisque l’essentiel a été dit.

Alors Michel poursuit son remue-méninges.

OK… sauf qu’on doit d’abord rembourser 23 à Poteager (on lui doit 51 à Poteager) et ensuite régler 20 % de ce qu’on doit à Bongrin, du coup il faut négocier avec Lafleur pour permettre de lui verser 60 % sur les 18 dus à Laprerie (il comprendra Laprerie, c’est un chic type Laprerie).

Et finalement donner à Laverdure 20 sur les 40 qu’il réclame.

Puis l’avocat conclut l’entretien :

–         Je vous donnerai plus de détails dans les prochains jours et puis…

C’est alors que l’avocat prend un ton plus solennel, sa voix se fait plus douce, attirant l’attention de Michel :

–         Et puis, je voulais vous dire… j’ai 40 ans de carrière, j’en ai vu des vertes et des pas mûres, mais vous m’avez épaté, bravo… personne n’y croyait, ni ma consœur, ni moi, ni mes collaborateurs. Michel, je vous félicite, vraiment, vous nous avez tous épatés.

Surpris par cette déclaration d’un ténor du barreau, Michel, très ému, ne peut que balbutier :

–         Mer— merci Maître, vous savez…

Alors Maître Barot l’interrompt (une spécialité) et poursuit :

–         Et aussi ceci, en conscience, je n’ai jamais vu un client comme vous. Vos parents ont de la chance, ils peuvent être fiers. Je vous aurais bien eu comme fils. Et je vais le leur dire.

À ces mots Michel devient muet.

Incapable de répondre, bouleversé au plus profond de lui-même, au cœur du cœur, il pleure comme un gamin, envahi par les larmes en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Qu’un homme mûr, qui pourrait être son père, habitué à recevoir les honneurs plus qu’à en donner, un notable parmi les notables, une figure de proue de sa profession, bref, une « épée », lui dise ces mots simples mais si puissants est un moment qu’il n’oubliera jamais.

Une deuxième émotion forte dans une journée marquée d’une pierre blanche.

À eux seuls, ces mots valent toutes les reconnaissances.

Des mots qui résument 15 ans de maux : la souffrance, la solitude pendant l’effort, les pensées sombres, grises, noires, très noires, très très noires, la peur du lendemain, la peur pour ceux que l’on aime, la peur de problèmes insurmontables, la peur d’échouer, toutes ces peurs profondément humaines.

Qui rendent la vie dure mais qui en font le sel.

Et dont il est possible de triompher, la preuve !

–         Maître, je ne sais quoi vous dire.

 –         Ne dites rien, nous nous sommes compris.

Puis, changeant de registre brusquement, et reprenant tout à coup son discours de pro, l’avocat conclut subitement la conversation, d’un très formel :

–         Allez, on m’attend, reparlons-nous la semaine prochaine pour organiser l’exécution de l’arrêt.

Fin de l’entretien. Fin du supplice chinois.

Alors, pour mieux vivre et mesurer ce qui vient de se produire, Michel s’accorde un long, un très long repos : 3 minutes… peut-être 4.

Puis, comme à la remise d’un Oscar, il adresse (intérieurement) les remerciements d’usage à tous ceux qui l’ont aidé, quels qu’en soient la manière et le degré.

Et se remémore cet acquis en forme de philosophie de vie :

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Acquis n°44 : On ne monte ni ne descend l’Everest tout seul.

 Surtout lorsque tombent continuellement du sommet des dizaines de pierres plus coupantes les unes que les autres.

Dans ces moments, compter sur quelqu’un, une petite ou grande main, un ami ou un amour, avec qui parler, échanger, partager, est un trésor sans prix.

Puis il réfléchit à sa réaction émotionnelle lors de la déclaration de Maître Barot et s’interroge :

Quand 190 centimètres de bonhomme, du genre plus consistant qu’un sandwich SNCF, s’effondre en larmes comme une midinette à la sortie d’un concert, y a-t-il honte à cela ?

Son sac d’acquis contient la réponse :

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 Acquis n°45 : Autorise-toi les émotions.

Que serait la vie sans elles ?

Le plus souvent tu les contrôles, mais parfois elles prennent le dessus… et alors ?

Fort de cet acquis, et à nouveau remonté comme un coucou, Michel reprend le raisonnement là où il l’avait laissé, il faut bien gérer les évènements.

Or Adversité est furax de s’être fait contrer par la Cour d’appel et entend envoyer Michel et sa famille au paradis des résistants.

Ses atouts sont nombreux : tous les contentieux et conflits nés de l’affaire du magasin, qui se sont agglutinés comme des raisins sur une grappe et durent… durent… durent…

En général d’une armée qui ne compte que lui, Michel mobilise donc toutes les forces disponibles – les siennes plus les siennes – pour faire face à ces convois de problèmes « made by Adversité ».

Parmi eux, le conflit avec cet empaffé de Lejardain à qui il reste devoir 79.

Comment Michel pourrait-il l’oublier, puisque celui-là et tant d’autres forment un tout, le package complet, la Rolls des problèmes, le tout promis par Adversité?

Alors, Michel manœuvre, fait tourner les winches, hisse les voiles, les affale, pour empêcher que Lenain ne tombe sur Lejardain, ce qui déclencherait aussitôt Trufo, (or on lui doit encore 15 et il est pénible Trufo).

Sans compter Noël, qui ne fera aucun cadeau puisque c’est lui qui tient les… « rennes ».

Vie bien remplie, 100 % tournée vers la résolution de problèmes auxquels Michel n’est pour rien et qu’il endosse depuis 18 ans… à ce moment-là.

Mais quel apprentissage aussi, quelle transformation, quelle formidable opportunité de se construire un mental capable de traverser les océans.

Alors Michel replonge au cœur du sujet car il y a un hic, un léger problème… eh oui… il faut aussi rembourser Pelouz. Et, c’est certain, Pelouz ne se laissera pas marcher dessus.

Donc, il faut d’abord solder Dupré (c’est la seule solution) et lui donner ses 40 mais il manquera encore 250 pour Dugazon (pas le genre à se laisser tondre Dugazon).

Donc on reprend 10 sur les 20 prévus pour Poteager (un bêcheur ce Poteager) et on les donne à Dugazon pour le calmer en attendant que Lamainverte n’engraisse Lepret (on lui doit encore 20) puisque ces 20 lui auront été payés par la vente de notre société – dépouillée au passage – et qu’il restera encore 240 à payer à Dugazon. Sous réserve, évidemment, qu’on ait fini de payer Laverdure.

Evidemment.

Simple, non ?

Ne reste plus qu’à le faire, certains de ces dossiers vont prendre des années à être purgés, ne range ni tes crayons ni le téléphone des avocats, ni tes carnets de chèques, oublie les vacances, Michel tu es encore de permanence au 18 pour un sacré moment.

Au moins, ne se fait-il aucune illusion.

Et pour garder le rythme et changer un peu de casquette, il se transforme en créancier (quel délice) et, sans perdre une minute, étudie l’exécution de l’arrêt de la Cour.

Il sort le grand jeu contre le vendeur, ex-ami de trente ans, le marque à la culotte, le tanne jusqu’à ce qu’il verse ce qu’il doit. Il ne fera pas de quartier.

Stimulé par cette perspective, peu charitable mais si humaine au vu du contexte, Michel se prépare un café serré.

Un petit noir dont il déguste tous les arômes.

Puis, comme un requin tueur fonce sur un surfeur agitant ses bras, Michel, affamé lui aussi, fonce sur les avoirs et les biens du vendeur condamné.

C’est ainsi qu’un petit noir se transforme en grand blanc.

Et qu’un grand blanc voit rouge.

Drôle d’exercice de vases communicants !

Pauvre d’un côté, riche de l’autre.

Défenseur d’un côté, attaquant de l’autre.

Subissant la pression d’un côté, la mettant de l’autre.

Dominé d’un côté, dominant de l’autre.

Non concerné au départ, engagé à vie à l’arrivée.

Incroyable mais vrai

Miss Cata, la fourbe pose alors une petite, une infime question :

Euh… et toi Michel, combien te paye-t-on depuis 18 ans, des clopinettes ? Quelqu’un s’inquiète-t-il de ton sort ?

Michel opine du chef, on verra plus tard.

Sacrée journée, sacrée bonne nouvelle, sacrées émotions, Michel se pose un moment et réfléchit à sa vie, sa drôle de vie.

D’un côté, il ne la souhaite pas à son pire ennemi.

De l’autre, c’est grâce à elle que son sac d’acquis refuse du monde comme Saint-Tropez en plein été.

Et justement, il compulse ses acquis et tombe sur ceux-là :

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Acquis n° 46 : Tu as une vie facile ? Tant mieux. Assure-toi seulement que tu seras solide si la tempête se lève.

Qui refuserait une vie sans soucis, ni problèmes, ni préoccupations véritables, une vie qui coule sans anicroches ?

C’est donc quand tout va bien qu’il faut s’assurer d’être assez solide pour résister à Adversités’il lui vient l’envie subite de frapper à la porte.

Quand tout va mal, il est bien tard pour se blinder, pour se préparer à y faire face dans les meilleures conditions et avec les meilleures chances de succès. Alors comment se préparer ?

D’abord en acceptant cette idée importante :

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Acquis n° 47 : Le facile précède le difficile… et inversement.

Si une entreprise vend des savons comme des petits pains et ne peut en vendre davantage, le mieux qu’elle puisse faire est de se maintenir à son régime maxi.

Cependant, inéluctablement, ses savons se vendront moins un jour ou l’autre.

Accepter ce cycle naturel, cette simple idée qu’une vie « sans histoire », facile, a de bonnes chances d’évoluer vers des moments plus difficiles (changement de job, perte d’un être cher, accident de la vie, etc.) et que tout cela fait partie du jeu, permet d’anticiper et de réduire les mauvaises surprises.

C’est déstresser par avance au cas où…

D’où cet acquis supplémentaire invitant à agir sans crainte du mur qui se dresse devant soi ni des conséquences de son action.

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Acquis n° 48 : Tu es tellement plus riche d’avoir tenté et raté quelque chose de difficile que d’avoir réussi quelque chose de facile.

Et si tu réussis alors tu tutoies le bonheur.

Les épreuves donnent un sens à une vie et bien rares sont les vies sans épreuves.

Elles permettent à celui qui les vit de grandir, de s’affirmer et en se retroussant les manches, de « faire quelque chose » de son existence. Certes, la recherche du difficile n’est pas une fin en soi : pourquoi s’asseoir invariablement sur la planche de clous du fakir alors qu’un hamac confortable s’offre entre 2 arbres ?

Le but de la vie n’est donc pas de s’infliger d’inutiles punitions… quelle horreur.

En revanche, le bien-être ne passe pas par la recherche systématique du facile.

Pourquoi ?

Simplement parce qu’Adversité n’est pas d’accord et le fait savoir.

C’est elle le boss, le chef des chefs, elle qui décide des évènements, sans consulter Madame Soleil ni demander son avis à qui que ce soit.

Si elle décide d’envoyer sur la route de Sophie ou Max une escouade de problèmes ou la planche de clous du fakir, comme elle l’a fait avec Michel, rien n’y personne ne peut s’y opposer.

Sophie, Max et Michel n’ont qu’une parade, choisir leur attitude, c’est-à-dire :

S’attaquer au difficile qui tambourine à leur porte.

Ou mettre la tête dans le sable façon autruche et se contenter du facile.

Le résultat dépend de ce choix.

Mieux vaut donc être préparé à la visite surprise d’Adversitéet ne pas craindre de mouiller la chemise pour l’affronter.

Absorbé par le sac d’acquis, Michel poursuit sa « pause réflexion » :

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Acquis n°49 : Construis ta vie pour ne pas avoir à sangloter au dernier moment du dernier jour.

Tu voulais être pilote de chasse, t’occuper de Médecins du Monde, être plus riche que Bernard Arnault, jouer comme le dieu Messi, vendre de la glace aux esquimaux, dire à quelqu’un que tu l’aimes… pourquoi ne le fais-tu pas ?

Mets tout en œuvre pour y parvenir… tant qu’il est encore temps.

Cela t’évitera de te demander pourquoi tu n’as pas osé faire ceci ou cela le jour où sera venu pour toi le moment d’aller voir ailleurs que sur cette terre.

Cela t’évitera aussi de larmoyer sur les occasions perdues et sur ton triste sort, car si tu n’as pas tout réussi au moins auras-tu tout tenté.

De cela tu seras heureux à l’instant de saluer ton public une dernière fois.

À cet instant, gonflé à bloc, Michel pense qu’il doit retourner aux affaires courantes. Mais un acquis en entraîne un autre, un raisonnement aussi, bref, il prend goût à cette revue de détail.

Allez, un p’tit dernier pour la route, se dit-il… il puise donc dans le sac un écriteau intitulé :

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Acquis n°50 : Ne cherche pas à être le premier, cherche à faire le pas de plus.

D’abord, il n’y a qu’une première place, et du monde au portillon.

Ensuite il peut être plus méritoire de finir 5000ème au marathon si tu n’as jamais fait mieux que 10000ème, que de finir 1er quand tu es habitué au podium.

Surtout, l’important est de te dépasser et de faire le pas de plus que ce que tu étais « normalement » destiné à faire.

Tu ne seras donc pas forcément le premier (parfait si tu y arrives) mais tu avanceras par rapport à l’endroit d’où tu viens. Et tu connaîtras le bien-être.

Allez, cette fois, le der de der, Michel retire de son sac un acquis en forme de conclusion à sa réflexion :

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 Acquis n° 51 :   La vie t’a donné un peu, beaucoup, énormément ?

Peu importe.

Prends-le et transforme-le.

Tu ne peux rien sur ce qu’on t’a donné.

Mais tu peux tout sur ce que, toi, tu donnes.

Fin de l’atelier réflexion.

Quelle journée quand même…

Sur ce, Michel va se coucher, non sans avoir prévenu ses parents, Patrick et Martine de leur éclatant succès du jour.

Après les Missions 1 et 3 – redressement de l’entreprise et succès dans le dossier Éviction – Michel et sa famille infligent donc une magistrale claque à Adversité… Ils lui doivent bien ça !

Mais, en véritable sangsue, la machiavélique ne lâche jamais et dépêche Miss Cata :

Bien joué, c’est vrai… mais rassure-moi Michel, tu ne te crois pas en vacances, n’est-ce pas… tu n’as pas oublié cette phrase du banquier en 2003 : « Je ne peux pas vous prendre TOUT ce que vous avez mais je vous prendrai TOUT ce que vous avez » tu te rappelles ton père sanglotant sur le trottoir, à 80 ans ? A toi de jouer Michel, tu vas devoir gérer tout ça, ma vengeance est le prix de tes victoires.

Michel, du tac au tac :

–         Tu vois Miss, tu m’as tellement gâté que je m’ennuierais sans toi. Tu ne t’es rendu compte de rien mais tu m’as poli comme une pierre, jour après jour et je ne te crains plus. Plus du tout.  

Tu m’envoies des piles de problèmes, des soucis en ribambelle et je sais que la route est encore très longue pour moi. Mais j’ai foi en l’avenir. Et en la force que, malgré toi, tu m’as donnée. D’autant que je ne suis plus seul, je te l’avoue aujourd’hui, depuis un bon moment, j’ai une nouvelle compagne…

Jean-Luc Hudry, auteur de Craquer ou pas, dépassement de soi et motivation au programme
Dépassement de soi et Motivation au coeur de Craquer ou pas de Jean-Luc Hudry

“Quand le dépassement de soi et la motivation mènent au succès”

 26) Une compagne s’en va, une autre arrive.

 Elle n’était pas la bienvenue dans la vie de Michel, la place était déjà prise.

Alors elle est entrée sur la pointe des pieds. 

Petit à petit.

Au début, Michel n’y prête pas attention, il ne l‘entend même pas tant il est scotché à son autre compagne.

Elle insiste, sait se faire discrète, montre tout doucement qu’elle existe, qu’elle a des choses à dire, des solutions à proposer, des idées aussi.

Sans l’air d’y toucher, elle vient faire un coucou, de temps en temps, pour dire bonjour.

Un lien se crée.

Puis elle vient plus souvent.

Au coucou du matin s’ajoute le coucou du midi, d’autres encore, de plus en plus nombreux, un vrai vol de coucous.

Michel voit bien que les choses s’améliorent quand « elle » est là.

Et plus elle est là, plus les choses s’améliorent, alors il redouble d’ardeur pour lui montrer combien elle l’inspire.

Comme dans une relation amoureuse, l’envie crée le manque et le manque crée l’envie.

Progressivement, elle se fait plus présente, amenant chaque jour des points de vue plus aiguisés, plus pertinents, d’autres façons de voir les choses, le tout consolidant leur liaison.

Elle devient si précieuse que sa présence est désormais indispensable, c’est clair, Michel a une nouvelle amie.

De celles qu’on ne quitte jamais.

Une amie qu’on emmène partout, au bout du monde, à chaque instant.

Une amie qui endort le soir et réveille le matin.

Qu’on transporte dans ses bagages et dans sa salle de bains : normal, c’est une intime.

Mais c’est aussi un sacré numéro.

Bien que douce, câline, stimulante, elle est en plus du genre « punchy » et ne rechigne pas à enfiler les gants de boxe pour défendre son champion.

Mieux, telle Fifi Brindacier en son temps, ses petits bras musclés déploient une force considérable, et ceux qui ont voulu la titiller sont repartis avec une bosse sur le front.

Tarif minimum.

Enfin, au top de la qualité, elle ne se fatigue jamais et se renforce chaque jour.

Bref… une vraie perle la copine !

Dans l’affaire de la grande surface, elle prend donc du volume, une très grande place dans la vie de Michel, de plus en plus, au fil du temps et des évènements.

Ses conseils sont judicieux, inestimables même, et c’est elle qui permet à Michel de tenir le cap, sans perdre le nord.

Pourtant, elle a un gros défaut : elle est si belle, si attirante, que Mademoiselle se fait désirer.

Elle joue les chochottes, et ne se donne jamais le premier soir, ni le second, ni le dixième d’ailleurs.

Parfois il faut attendre longtemps, très longtemps, avant d’obtenir ses faveurs.

Il faut l’inviter une fois, deux fois, cent fois, la courtiser des années, avant que Mademoiselle ne daigne vous accueillir.

C’est comme ça qu’elle a procédé avec Michel.

ll a eu la chance de la rencontrer mais d’autres ne goûteront jamais à ses douceurs.

Alors quand elle se donne, c’est comme un coulis de chocolat chaud qui se répand dans le palais : délicieux, sublime, on n’a qu’une envie, se resservir.

L’essayer c’est l’adopter, en redemander, c’est lui jurer fidélité tellement elle fait de bien.

Et ce qui devait arriver, arrive.

Un jour, les deux tourtereaux, décident de vivre ensemble, ils ne se quitteront plus jamais.

Alors Michel prend le taureau par les cornes et sort le chiffon rouge pour dire les choses à sa future ancienne compagne. Sans esprit de revanche mais résolu, il lui dit :

–           Trop tard, Miss… tu ne m’as jamais soutenu, tu étais là, c’est tout, tu cherchais à me démotiver, à me couper en deux comme des ciseaux coupent le papier.

Trop tard, Miss… j’ai rencontré quelqu’un d’autre, désolé pour toi, mais tu ne lui arrives pas à la cheville. À mes côtés, elle est aussi présente que toi, aussi longtemps que toi, mais elle me porte, m’encourage, me montre le meilleur quand tu m’as toujours montré le pire. Elle est optimiste, enthousiaste, objective, stimulante. Ton contraire, finalement.

Trop tard, Miss… je ne regretterai ni tes bouderies, ni tes états d’âme, ni tes sempiternelles insatisfactions. Je ne regretterai pas non plus tes colères, tes aboiements, tes propos démoralisants, cyniques et si négatifs. Bref, je te laisse tes réflexes de perdante.

Adieu Miss, je te quitte. Au plaisir de ne jamais te revoir.

Et vlan… Michel part voir ailleurs, séduit par un nouveau jupon.

Mais qui est donc cette merveilleuse demoiselle, sans équivalent, et comment s’appelle l’infortunée qui vient de recevoir son congé pour solde de tout compte ?

La seconde est la démoniaque, la navrante Miss Cata.

Sa remplaçante est la plus belle représentante de la famille ACQUIS, le meilleur rempart contre Adversité.

Elle mène plus loin et fait vivre sa vie, quoi qu’il arrive, quels que soient les évènements.

Quand un coup de blues surgit, elle est là, pour permettre de récupérer et de rebondir.

Elle souffle des pensées fondées sur quelque chose, sur des valeurs enracinées comme un arbre centenaire, sur des acquis de terrain, sur une philosophie de vie, en un mot, des pensées apaisantes et porteuses d’avenir.

Pas du vent, juste du solide, du concret, constructif et efficace.

Rien que d’entendre son nom donne des boutons de fièvre à Adversité.

Quant à Miss Cata, écoutant son courage qui ne lui dit rien, elle décampe aussi vite qu’une souris devant un matou.

Alors surgit une voix off (roulements de tambour) :

Mesdames et Messieurs, Ladies and Gentlemen,

Veuillez accueillir une petite et grande voix à la fois,

– la voix de la raison et de la motivation,

– celle qui, chez Michel a définitivement remplacé Miss Cata,

– celle qu’il écoute désormais tous les jours.

et celle qu’il ne tient qu’à vous d’adopter,

– que vous habitiez la Tranche-sur-Mer ou Acapulco…

Mesdames et Messieurs, Ladies and Gentlemen, veuillez, s’il vous plaît, faire un triomphe et une standing ovation à… MISS PEPS !

Fin de cette incroyable histoire vraie, elle aurait pu me détruire, elle a su me construire… merci la vie !

Vous l’avez constaté, dépassement de soi et motivation ont été au coeur de cette histoire. Ce n’est pas tout à fait fini car :

La semaine prochaine vous retrouverez l’épilogue de ce récit. D’autres enseignements, d’autres confidences, d’autres acquis pour vous !

Lire l’histoire depuis le début : Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre

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Jean-Luc Hudry, dépassement de soi et motivation font partie de son ADN
Jean-Luc Hudry, dépassement de soi et motivation font partie de son ADN

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Une incroyable histoire d’homme et d’entrepreneur au service de vos équipes. Jean-Luc Hudry est plébiscité pour le contenu riche et la forme originale de ses conférences. Accessoires, anecdotes, et humour y sont des invités permanents. Son énergie communicative fait le reste. A 27 ans, tout va bien pour lui. 6 ans d’études de management et la voie royale dans une société américaine. Soudain, l’Adversité bouleverse sa vie : la PME familiale sombre et va vite disparaître. Il quitte alors son poste et devient du jour au lendemain, un entrepreneur confronté à l’enjeu écrasant de tenter de sauver des dizaines d’emplois et le patrimoine de ses parents. Passant par tous les postes, il développe un management inspirant fondé sur un optimisme opérationnel « orienté Solutions » et réussit l’impossible : sauver la société au point de la conduire près de 20 ans, manageant au total plus de 1000 personnes. Mais l’adversité s’acharne et bouleverse encore sa vie via une seconde histoire, inouïe et à l’enjeu vital. De celles qu’on ne souhaite pas à son pire ennemi. Pas le choix, il doit à nouveau affronter les événements les plus durs et rebondir ou… Pendant des années, il persévère, raisonne Solution et transforme les épreuves en opportunités, le stress en énergie, le pessimisme en une détermination qui soulève les montagnes. Et il obtient, là encore, de retentissants succès que personne – absolument personne – ne croyait possibles. Surnommé « le Solutionneur », il est aujourd’hui suivi par des milliers de personnes qui s’approprient ses clés du mieux-vivre dans leur vie personnelle et professionnelle. NOUVEAU : "Ca va comme un Samedi... même le Lundi" est le premier livre sur l'optimisme pratique au bureau et dans la vie personnelle. Conférencier labellisé et membre de l'AFACE. Il est aussi speaker de la Ligue des Optimistes de France et son délégue pour Paris. En résumé, Il aide vos équipes à mieux être et à mieux faire : Optimisme opérationnel, Changement, Motivation, Cohésion et Leadership.