ON EN PARLE

Suivez toutes nos actualités

09 Fév

L’Optimisme transcende l’adversité : Une incroyable histoire vraie (1)

L'incroyable histoire vraie de jean-Luc Hudry. Aujourd'hui conférencier en optimisme, Motivation, Confiance, Changement et innovation managériale, il transmet sa somme d'expériences et captive les auditoires. Conférencier membre de l'AFACE : Académie des Auteurs et Conférenciers d'entreprise, et Conférencier de la Ligue des Optimistes de France.

Quand tout va bien dans votre vie, quand tous les clignotants sont au vert, pourquoi se “poser d’inutiles questions” ? Mais quand l’adversité vous visite et s’accroche à vous comme le sparadrap au doigt du capitaine Hadoock, alors votre vie bascule et tout change.

L’optimisme transcende l’adversité

D’accord mais comment ?
Face aux situations du quotidien, répondre à cette question est la clé de votre présent et de votre futur.
Car si rester optimiste en toutes circonstances est essentiel, bien sûr, de quoi se nourrit ce beau principe ?

En premier lieu, lisez cette histoire vraie.

Outre l’adversité, l’humain, le monde des affaires, de l’entreprise et du management en sont les ingrédients.

De plus, pas besoin de s’appeler Sherlock Holmes pour identifier
le protagoniste principal.
En effet, si les thèmes de l’optimisme opérationnel, de la motivation, de la confiance et du changement sont présents sur ce site de conférencier… il doit y avoir un lien !

Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre.

Enfin, plantons le décor…

Automne 2003.
Paris, 17 heures , quartier des affaires.

Il fait lourd, l’orage menace.
Deux hommes sortent d’un immeuble chic.
Sur le trottoir ils semblent hébétés. Abasourdis par ce qu’ils viennent d’entendre.

Paul, environ 80 ans, élégant dans son costume bleu, regarde à gauche, à droite, il ne sait plus où est garée la voiture qui l’a amené. D’une voix inhabituelle, chevrotante, il interroge son fils, Michel.

Gaillard d’1 mètre 90, Michel va lui répondre lorsqu’il croise le regard de son père : pas de doute, derrière les fines lunettes du vieil homme… les larmes coulent.

Pour la première fois de sa vie, Michel voit son père pleurer.

Un deuxième coup au cœur après celui qu’ils viennent de vivre quelques instants plus tôt.

Pourtant, Paul en a vu d’autres.Chasseur alpin, plusieurs fois médaillé de la Résistance, sportif accompli, il n’est pas du genre fragile. Mais cette fois c’en est trop, il pleure, sans même se cacher, lui, l’homme carré, si pudique et réservé.

Alors Michel prend son bras et le conduit, doucement, vers la voiture. À cet instant, comme un signe du destin, une pluie torrentielle s’abat sur eux.

Quelle importance, se disent-ils, le véritable orage vient d’éclater dans cet immeuble chic.

Un immeuble chic pour une nouvelle choc.

 Jean-Luc Hudry :  Permettez-moi une question Michel : un homme âgé, abattu, qui pleure sous l’effet d’une terrible nouvelle, comment en est-on arrivé là ? 

Michel : Tout commence 18 ans plus tôt à Neuilly-sur-Seine au siège d’une société américaine.

Jean-Luc : Entrons dans le récit.

L’optimisme transcende l’adversité. Episode 1

1) Tu nous quittes déjà ? Quel dommage…

Tout va bien pour Michel.

Après de solides études de management, il est recruté par la société Procter & Gamble, premier annonceur mondial.

Vincent est son responsable :

–  Michel, tu fais parfaitement l’affaire et le boss veut te promouvoir rapidement. Alors pourquoi veux-tu nous quitter, c’est vraiment dommage.

–  Écoute, je suis très bien ici mais mes parents semblent en difficulté. Ils ont une grosse brasserie à Paris, c’est notre truc dans la famille les brasseries. Ils ont toujours travaillé comme des mules mais c’est plus ça : je les vois fatigués, démotivés. Et dépassés aussi. Je dois les aider.

Vincent relance :

–   C’est définitif ?

–  Non, 6 mois maxi et tu me reprends. Franchement, je leur dois bien ça. Ils m’ont tellement donné. J’ai eu une enfance magnifique. En plus, tu te rends compte, malgré le coût, ils m’ont encouragé à partir et payé un an et demi d’études à San Francisco et Tokyo : le rêve. Juste pour me donner les meilleures chances possibles dans la vie.

 –  Effectivement, ils ont l’air sympa tes parents.

–   Plus que ça, ils sont adorables et méritent de souffler un peu. J’y vais et si la boîte est d’accord, tu me reprends dans 6 mois.

–   Bon. Pas top pour nous mais je comprends. En somme, tu nous donnes ta démission pour remplir une mission. 

 –  Exactement.

C’est ainsi que Michel quitte son employeur pour le devenir lui-même, à 27 ans.

À ce moment, il n’imagine pas que cette décision va chambouler sa vie.

2) Douche froide

Décembre 1985 

Les équipes ont été prévenues : Michel, le fils du patron, vient “donner un coup de main”. Il s’occupera de la gestion complète de l’entreprise, ses parents, Jeanne et Paul, pourront enfin se reposer un peu.

Michel sait qu’on n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression et que réussir son entrée « de boss », même temporaire, est important.

Lundi matin, 6 heures…

Lundi matin, 6 heures : Costumé comme un marié, il arrive au siège de la brasserie. Avant tout le monde. Et après une nouvelle nuit blanche, tant les doutes et questions l’ont empêché de fermer l’œil.

Est-ce que je vais être à la hauteur ; pourrai-je tenir 6 mois ? Le personnel va-t-il m’aider ou me rejeter ? Saurai-je prendre des décisions, motiver les équipes, me faire accepter ? Ne suis-je pas trop jeune, trop dépourvu d’expérience pour diriger une entreprise ? Est-ce que ça ne fait pas un peu Zorro de débarquer comme ça ? Et puis, je vais tenir les cordons de la bourse, c’est une sacrée responsabilité, est-ce que je saurai faire ? Et si je fais des erreurs… ? 

Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre.

Questions entre mille.

Bref, le stress n’attend pas pour pointer le bout du museau : il est là et bien là, aussi confortablement installé dans la tête de Michel qu’un téléspectateur dans son canapé. Michel en est même un fidèle client, toujours à s’inquiéter pour une raison ou une autre. Au point d’avoir fait un ulcère à l’estomac à l’âge de 20 ans.

Malgré ses succès dans les études, à l’armée, auprès de ses employeurs… et des filles, Michel s’inquiète continuellement.

Pour ce qu’il fait et pour ce qu’il va faire.

Il tient cela de Jeanne, sa mère, perpétuellement tracassée, angoissée, inquiète.

Depuis toujours elle passe d’une peur à l’autre – de la plus simple, peur de ne pas arriver à l’heure, de voyager, d’avoir un accident, d’échouer, d’avoir un problème, etc. – à la plus sophistiquée : la peur d’avoir peur.

Ainsi, elle entasse, empile et rumine continuellement toutes sortes de soucis et tourments, accompagnés de pleurs fréquents : une vraie fontaine.

Et lorsqu’elle ne s’inquiète pas, c’est son entourage qui s’inquiète : est-elle malade ?

Hypersensible, impulsive, expansive, elle parle pour évacuer son stress. Mais elle parle avec talent, c’est une commerçante « hors pair », une jolie femme qui passe merveilleusement bien auprès de ses clients et collaborateurs.

Bref, sans remonter à Louis XIV, voilà pourquoi le stress, l’anxiété et la peur du lendemain font partie de son fils, Michel. D’où la nuit blanche qu’il vient de vivre.

6 h 30 : arrive Sylvain, un cadre de l’entreprise :

–   Bonjour Michel, c’est bien de nous rejoindre, combien de temps restez-vous ?

 –   6 mois.

Sylvain fait la moue :

–    Ah bon… pas plus ? J’espère qu’on sera encore là dans 6 mois.

–    Euh… pourquoi dites-vous ça ?

 –   Parce qu’il y a plein de trucs qui ne vont pas mais c’est pas à moi de vous expliquer. Vous allez avoir du boulot, ne tardez pas, Michel, ne tardez pas. Excusez-moi, je dois préparer l’ouverture.

Sur ce, Sylvain tourne les talons, laissant Michel, planté comme un feu rouge à un carrefour. Et contrarié par cet accueil qui lui fait l’effet d’un glaçon dans le dos.

Miss Catastrophe

C’est alors qu’intervient MISS CATA, doux nom donné à Miss Catastrophe, la petite voix intérieure qui, depuis toujours pollue l’existence de Michel… comme elle le fait avec la majorité des gens.

Miss Cata (dans la tête de Michel) : Ça commence bien dis donc, pour un accueil c’est un accueil, Sylvain veut te casser, te couper les pattes en te disant des trucs sans te les dire tout en te les disant, ça démarre mal Michel, ça démarre mal…

C’est peu dire.

Or n’est-ce pas au pied du mur qu’on voit le mieux le mur ?

L’Optimisme transcende l’adversité : suite

 3) Votre mission si vous l’acceptez

Ainsi les premiers jours passent, Michel s’installe et… rien.

À sa grande surprise, rien n’a été prévu pour lui présenter l’entreprise, son fonctionnement, ses points forts, faiblesses, etc. Rien sur les projets en cours, rien non plus sur les comptes, les fournisseurs, les clients, aucun état des lieux, aucun brief comme on dit quand on veut faire sérieux (ou branché).


Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre.

Le fait est, c’est l’ambiance PME gérée à l’ancienne.

Michel, pour lui-même : « Cela change de la multinationale où il faut faire une note lorsqu’un trombone a changé de place ! »

Qu’à cela ne tienne, si l’info ne va pas à lui, il ira à l’info.

Mais il y a plus grave.

Au fil des semaines, Michel va de surprise en surprise, et découvre une réalité à laquelle il ne s’attendait pas.

Un jour il tombe sur une pile de lettres recommandées, non décachetées, enfouies au fond du coffre.

–  Mais Papa, il y a des délais dans une lettre recommandée, pourquoi les empiles-tu sans rien faire ni répondre?

–  Pas le temps. Et j’en ai marre.

Une autre fois, il découvre les étouffantes conditions de paiement fournisseurs, « au cul du camion », datant de l’an 40.

–   Mais Papa, pourquoi ne renégocies-tu pas les délais de paiement avec les fournisseurs ?

 –  J’ai toujours fait comme ça et… et j’en ai marre.

Cherchant « les clés » de l’entreprise, Michel poursuit ses investigations, et comme à Fort Boyard se frotte à une nouvelle épreuve chaque fois qu’il ouvre une porte.

Cette fois il, arrive dans la salle du trésor.

Trésor public s’entend.

 Félindra n’est pas là mais son fouet et les tigres sont bien présents sous forme d’une collection de mises en demeure, de saisies-arrêts, de pénalités, bref, toute la gamme des délicatesses dont est capable le Trésor public… le mot trésor étant, en la circonstance, un peu trop doux.

–  Mais Papa, pourquoi ne demandes-tu pas un plan d’apurement pour tout ça au lieu de te faire étrangler ?

 –  J’en sais rien, j’en ai marre…

Euh… hum… ambiance.

Peu à peu tout s’éclaire.

Effrayé, Michel, comprend maintenant ce que voulait dire Sylvain le jour de son arrivée : « J’espère qu’on sera encore là dans 6 mois ».

Il comprend aussi que les mouches ont changé d’âne. Et qu’il n’est plus question d’un simple coup de main de 6 mois car la vraie question est… existera-t-on encore dans 6 mois ?

Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre.

Bureau de la brasserie : réunion de Jeanne, Paul et leur fils.

Difficile pour un fils qui a tout reçu de ses parents de leur dire qu’ils ont perdu pied, que leurs méthodes sont obsolètes et qu’ils sont à deux doigts de la chute.

–  Les parents, depuis 1968 vous avez fait un boulot formidable mais… euh… comment dire… vous rendez-vous compte de l’état catastro… euh… vous voyez bien que ça ne va pas fort ici.

–  Tu sais, ta mère et moi avons été opérés, on a été moins présents pendant un an, en plus les travaux ont coûté bien plus cher que prévu, on est fatigués mais ce n’est pas si grave.

–   Si Papa, c’est grave. Dans 6 mois on n’est plus là, tout le monde le sait, sauf vous. Ça ne m’amuse pas mais je dois vous le dire. Et vous devez l’entendre si vous ne voulez pas tout perdre.

Stupeur chez Jeanne et Paul, la première se mettant à… pleurer :

–  Mais que va-t-on devenir ?

–   Attends, ne t’emballe pas, écoute…

–   Les parents, le choix est simple : ne rien faire et on coule, ou se remuer drastiquement. Pas la semaine prochaine, ni demain, mais là, tout de suite. Et s’il n’est pas déjà trop tard… ça, je n’en sais rien aujourd’hui.

Têtes d’enterrement dans le bureau.
Et dans ces cas-là, il n’y a pas 36 solutions.

Soit on minimise, on minaude, on se dit qu’il aurait fallu ceci, qu’on aurait dû faire cela, bref, on devise comme des anciens combattants autour d’un thé (ou d’un calva) en regardant derrière et sans décider grand-chose.

Soit on se dit tout l’intérêt qu’il y aurait à enclencher la deuxième, et on l’enclenche vraiment, en appuyant assez fort sur l’accélérateur… sans quoi le mur sera si près qu’on sera déjà dedans.

Après un discours où le thème « ce que l’on va faire » l’emporte sur « ce qu’on aurait dû faire », Michel et ses parents sortent quatre heures plus tard de leur conclave : il faut vite agir.

C’est ainsi que s’achève pour Michel la prometteuse carrière entamée chez Procter. Sa mission est claire et importantissime : éviter la cessation des paiements, passer le cap des 6 prochains mois.

Sans perdre une minute, il déclenche le plan Orsec.

Mais par où commencer ?

D’abord, placer chacun là où il est le meilleur, ensuite, lui assigner un objectif précis.

Une réorganisation des effectifs et des compétences est ainsi mise en place, Séraphin se retrouve à la place de Bérangère qui prend celle de Mansour et ainsi de suite. Tout le monde préfère ça, Séraphin (le porte-parole) le chante sur les toits… c’est un ange Séraphin.

Plus rapidement opérationnelle qu’un groupe de sauveteurs en mer – c’est dire – cette équipe new look se mobilise et monte sur le pont. Avis de gros temps, mais l’équipage veut bouffer du lion, après les tigres de Félindra, on reste dans le contexte.

Chacun est donc à sa place, Jeanne et Paul aussi.

Quant à Michel, il se donne un peu plus à fond que s’il se donnait à fond, 7 jours sur 7, 12 heures par jour, souvent davantage, il n’imagine même pas qu’il puisse en être autrement. Un rythme fou.

Pas le moment de se regarder le nombril, il y a urgence à redresser la barre avant que le navire ne sombre définitivement. Et que 18 années de l’immense labeur de ses parents ne partent en fumée.

Autant dire que Miss Cata (son insidieuse petite voix) se régale et le harcèle en permanence : Pfff… quelle galère, tu n’y arriveras pas, c’est trop dur pour toi, même en ayant réorganisé, de toute façon c’est déjà cuit, ah là là… tu étais si bien chez Procter… c’était si confortable, la voix royale…

A ce stade, une chose est claire : en s’attaquant au redressement de la brasserie, Michel n’est pas sorti de l’auberge.

Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre.

 4) L’inconnue aux deux visages.

Confronté à la dure réalité, et à cet apprentissage « tonique », sans s’en rendre compte, Michel vient de renouer avec une vieille connaissance.

Une fille facile.

Qui se donne à la quasi-totalité des gens, mais à des degrés divers.

Parfois elle les épargne, les égratigne ou ne les lâche pas.

Cette belle inconnue s’impose, s’incruste même.

Sans demander si elle est la bienvenue.

Elle fait mal à qui ne sait la repousser.

Comble du raffinement, elle a deux visages et choisit celui qu’elle veut montrer.

Le premier est habituel, normal, courant.

Le second est plus travaillé, consistant, tenace.

Il s’appuie sur le premier et le renforce, le sophistique, l’embellit.

Le nom de cette belle inconnue ?

Lorsqu’elle montre son premier visage, elle s’appelle, épreuve, obstacle, test… 

Lorsqu’elle montre le second, elle s’appelle : ADVERSITÉ.

Jusqu’ici, Adversité n’avait dévoilé à Michel que sa face la plus répandue. Depuis ce jour de la fin 1985 et son brusque changement de carrière, elle a décidé de lui en montrer plus.

Beaucoup plus.

Comment procède-t-elle ?

Elle envoie aux heureux élus le meilleur d’elle-même : des problèmes. Et plus elle aime celui à qui elle s’adresse, plus elle lui en envoie.

Bien sûr, Adversité ne fait pas dans le bas de gamme, pas dans le petit problème, type : « trop tard pour la séance de cinéma » ou encore « zut, j’ai mis un pantalon noir avec une veste bleue ». Non, elle fait dans le costaud, le coriace, le compliqué, son péché mignon, c’est le problème musclé : elle est comme ça, depuis la nuit des temps.

Quelle chance, Adversité aime Michel.

D’ailleurs elle le soigne, le bichonne, le cajole.

En le détournant de sa carrière pour lui mettre sur les épaules la charge de sauver le travail et le patrimoine de ses parents, menacés d’effondrement d’un jour à l’autre, en l’empêchant de s’occuper de sa propre vie, elle lui envoie une sélection de ses meilleurs problèmes.

Toutes sortes de problèmes…

Toutes sortes de problèmes : humains, financiers, juridiques, stratégiques, relationnels et même existentiels, puisque dans une telle situation, tout est intimement lié.

Et comme Adversité ne fait pas les choses à moitié, elle lui envoie aussi ses bonnes copines : peurs, insomnies, angoisses, doutes, détresse, etc.


Craquer ou pas ? L’incroyable histoire vraie qui améliore la vôtre.

Dans leurs versions « Premium », cela va de soi.

Puis, telle une sangsue, Adversité fait encore mieux, (elle aime le travail bien fait). Alors elle charge son inséparable lieutenant, Miss Cata, de souffler dans la tête de Michel de sournois et inlassables « c’est trop dur, tu ne peux pas réussir, c’est foutu, tu vas te planter ». 

Mais Michel la reconnaît, il compose avec elle depuis longtemps, il connaît cette vraie langue de vipère, alors, Miss Cata, se fait plus forte encore, la situation le justifie. Elle passe donc d’une petite voix, connue de tous, qui distille çà et là, quelques pensées négatives et perturbantes à la version supérieure.

Et aussi opte pour la formule Premium, VIP, celle réservée aux meilleurs clients.

Elle a grimpé d’un étage et le fait savoir à Michel :

-Crois-moi tu n’es qu’un « pied tendre », tu n’y arriveras pas.

–  Assez, assez, arrête de me miner le moral, c’est déjà si dur… laisse-moi tranquille. 

Miss Cata, de plus belle :

Te laisser tranquille ? Tu plaisantes, je suis le second d’Adversité, mon boulot est de te harceler, tu n’entendras que moi, à chaque problème qui te tombera sur le museau, je serai là… je te dirai que tu vas te planter… parce que, c’est sûr, tu vas te planter.

–   Tu me fais mal à la tête, au ventre, arrête…

Arrêter moi, ha ha ha… laisse-moi rire, je ne prendrai ni congés ni RTT. Je ne serai jamais malade, toujours prête à te sabrer le moral, à te faire faire des erreurs pour que tu les regrettes ensuite… ha ha ha… je m’amuuuuuuse…

Michel, montant le ton :

–  Arrête ce bruit infernal, je te dis, tu me fais si peur… D’ailleurs, il y a des éléments positifs dans ma mission.

Ah bon, lesquels ? Tu étais employé et tu deviens employeur du jour au lendemain, sans aucune expérience, la situation est comme moi, catastrophique, la cessation de paiements te pend au nez et tu trouves des éléments positifs… ah là là … je ris… remarque, mieux vaut entendre ça que d’être sourd.

–  Je n’en peux plus de t’entendre, tu me fatigues, tu m’uses, tu me ronges.

Merci du compliment… hi hi hi… je fais le job.

Michel, exaspéré :

–  Va-t’en.

Pas question ! Je reste, je m’incruste, prépare-toi mon ami car ce n’est que le début. Je vais te suivre partout, à tout moment, au bureau, à la maison, de nuit comme de jour. Et même pendant les câlins, je vais t’empêcher d’en profiter, c’est-y pas du travail soigné ça ?

Adversité et Miss Cata : un couple diabolique, décidément.

Qui va encore le démontrer.

Au-delà de ce qu’il est possible d’imaginer.

Prochainement découvrez la suite de ce parcours pour le moins “formateur”.

Et si vous trouvez que c’est trop long,

le livre (dédicacé) est ci-dessous ! 🙂

cRAQUEZ OU PAS? L’INCROYABLE HISTOIRE VRAIE QUI AMELIORE LA VOTRE

Recevoir le livre

Sélection du Livre Optimiste 2014

Voir les vidéos

Accès aux livres

Accès aux conférences

Vous aimez cet article ?  

Partagez-le, merci !

Une incroyable histoire d’homme et d’entrepreneur au service de vos équipes. Jean-Luc Hudry est plébiscité pour le contenu riche et la forme originale de ses conférences. Accessoires, anecdotes, et humour y sont des invités permanents. Son énergie communicative fait le reste. A 27 ans, tout va bien pour lui. 6 ans d’études de management et la voie royale dans une société américaine. Soudain, l’Adversité bouleverse sa vie : la PME familiale sombre et va vite disparaître. Il quitte alors son poste et devient du jour au lendemain, un entrepreneur confronté à l’enjeu écrasant de tenter de sauver des dizaines d’emplois et le patrimoine de ses parents. Passant par tous les postes, il développe un management inspirant fondé sur un optimisme opérationnel « orienté Solutions » et réussit l’impossible : sauver la société au point de la conduire près de 20 ans, manageant au total plus de 1000 personnes. Mais l’adversité s’acharne et bouleverse encore sa vie via une seconde histoire, inouïe et à l’enjeu vital. De celles qu’on ne souhaite pas à son pire ennemi. Pas le choix, il doit à nouveau affronter les événements les plus durs et rebondir ou… Pendant des années, il persévère, raisonne Solution et transforme les épreuves en opportunités, le stress en énergie, le pessimisme en une détermination qui soulève les montagnes. Et il obtient, là encore, de retentissants succès que personne – absolument personne – ne croyait possibles. Surnommé « le Solutionneur », il est aujourd’hui suivi par des milliers de personnes qui s’approprient ses clés du mieux-vivre dans leur vie personnelle et professionnelle. NOUVEAU : "Ca va comme un Samedi... même le Lundi" est le premier livre sur l'optimisme pratique au bureau et dans la vie personnelle. Conférencier labellisé et membre de l'AFACE. Il est aussi speaker de la Ligue des Optimistes de France et son délégue pour Paris. En résumé, Il aide vos équipes à mieux être et à mieux faire : Optimisme opérationnel, Changement, Motivation, Cohésion et Leadership.

Leave A Reply