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28 Nov

Optimisme au travail : Faut-il se pencher sur vos points faibles ?

Optimiste au travail : Jean-Luc Hudry, conférencier pro

Optimisme au travail : Faut-il se pencher sur vos points faibles ?

Mercredi 16 heures, Manon vient d’achever sa présentation devant 30 collègues et collaborateurs dont le PDG.

La salle s’est vidée. Seul Alain est encore là et s’approche d’elle. En manager « à la page», soucieux du confort de ses équipes, il la félicite.

– Super Manon, comme d’habitude, le fond est là, ta présentation est charpentée, les chiffres sont cohérents, ils montrent une claire vision de l’objectif, tout ça est top, on retrouve tes points forts.

En entendant ces propos, Manon se dit qu’il y a sûrement une suite, et, effectivement :

–  On retrouve et on apprécie tes points forts, mais, franchement Manon, quel dommage que le contenant gâche le contenu ! Tu trembles comme une feuille, on ne t’entend pas, tu regardes par terre, et quand Serge t’a interrogée, tu es devenue rouge carmin. Personne n’a compris ta réponse. Je t’encourage autant qu’il est possible, mais ce point faible est un vrai handicap. Il serait judicieux de se pencher dessus. Qu’en penses-tu ?

– Dé-désolée Alain, tu as raison, c’est chronique,  je panique en public et perds mes moyens, et quand, en plus, il y a le PDG…

– C’est un gros point faible.

Et voila.
Le décor est planté et les mots qui fâchent « point faible » sont lâchés.

D’abord, pas de panique ni de lamentation inutile, l’optimiste voit la situation comme elle est : vous avez des points faibles.

Comme tout le monde, oui… comme tout le monde, et sans exception.
Vous êtes rassuré ? Tant mieux, alors continuons.
Car la question est : pour vous améliorer dans votre job, devez-vous, ou non, travailler vos points faibles ?
Actuellement, l’idée dominante est de les envoyer aux oubliettes.

Pour quelle raison ?

Parce que les travailler est non seulement chronophage mais aussi consommateur d’énergie.

Même si vous y consacrez du temps et des moyens, vous ne transformerez jamais un âne en cheval de course.  Si donc vous êtes un mauvais vendeur, dans le meilleur des cas, vous deviendrez un vendeur… moyen, aux antipodes de celui capable de vendre la Tour Eiffel.
Au final, grosse perte d’énergie, de temps, et d’efficacité.
Cette approche vous recommande donc de vous concentrer sur vos forces, et rien que sur elles, en les confortant constamment.

Cela peut s’entendre, mais il est permis de la nuancer.
En effet :
Une équipe de rugby ou de foot peut-elle gagner avec une attaque de folie et une défense passoire ? Avec deux ou trois stars mais sans jeu d’équipe ?
La réalité montre que non.

De même, pouvez-vous vous imposer longtemps sur le marché avec un bon marketing mais un produit qui ne tient pas la route ? Avec une force de vente ultra-performante mais un service livraison complètement débordé ? Avec un design à la pointe mais des pannes produits qui n’en finissent pas ?

Peu probable.
C’est pourquoi, tout compte fait, il paraît judicieux de se pencher sur vos faiblesses.
Alors comment arbitrer et trouver l’approche qui vous convient le mieux ?

Là encore, l’optimisme opérationnel ne consiste pas à adopter une position rigide et définitive, mais au contraire de raisonner solution.
Et de proposer une méthode qui fait chaque jour ses preuves.

Les 3 premiers points de la méthode :

Jean-Luc-Hudry-et-sa-cle-solution

Solution 1 :
Que pensent vos collègues & collaborateurs de votre point faible
?

D’accord, les autres n’ont pas forcément de réponse à vos questionnements (et vice versa).
Tant pis, interrogez-les quand même car l’impact du regard extérieur sur une situation est non seulement utile mais parfois décisif.

Posez-leur la question, franchement et sans détour, pour recueillir les informations suivantes :

– Vos collaborateurs et/ou collègues ont-ils conscience de votre insuffisance ?

–  Est-elle connue d’une ou deux personnes ou de toute l’entreprise ?

–  Votre faiblesse vient-elle de surgir ou est-elle aussi ancienne que vous ?

Ahhh… j’entends déjà l’inévitable pessimiste de service : c’est trop risqué et humiliant ; demander aux autres revient à se mettre en état d’infériorité ; sûr et certain, ça ne marchera pas… !

Heureusement, j’entends aussi l’optimiste.
Plutôt que de s’enfermer dans le problème, il fait preuve d’humilité, de lucidité, et déroule sereinement cette méthode.

Solution 2 :
Dans quelle mesure votre point faible est-il pénalisant ?

Si Manon questionne ses collègues quant aux conséquences nées de sa peur de s’exprimer publiquement, elle va réaliser :

– que le PDG a quitté la salle avec une humeur de pitbull.

– que le très bon contenu de sa présentation a échappé aux trois quarts des participants.

– que son manque de pêche a fait ressurgir les smartphones des sacs et des vestes où ils dormaient depuis le début de la réunion.

– que, dans ce contexte, le projet a plus de chances de voir le jour qu’un joueur français de gagner Roland Garros, c’est dire !

– que si sa compétence est appréciée, ses collègues en ont ras la casquette de devoir endosser les conséquences de son point faible.

Retenez donc ceci :

Si votre point faible est de piquer les “stabilos” de votre collègue en oubliant de les lui rendre, une brève prise de conscience devrait suffire. Nul besoin de travailler ce point.

En d’autres mots, ne vous faites pas un sang d’encre pour une faiblesse qui ne perturbe personne.

En revanche, si ladite faiblesse impacte votre bien-être, votre motivation, votre efficacité, vos résultats et… vos collègues, alors vous avez le choix entre :

Prendre des mesures.
Et prendre des mesures.

En résumé :

– Evaluez objectivement votre situation.

– Votre point faible est-il connu des autres ?

– Comment impacte-t-il, vous, vos collègues, le service, l’entreprise, etc ?

– Ne faites pas l’autruche, voyez ce qui est, et, si besoin, prenez une décision porteuse de progrès.

Solution 3 :
Dans le négatif détectez le positif et bâtissez… 

Clairement, appliquer l’optimisme au travail est une compétence.

Exemple : Vous parlez anglais comme un Président français (sic) et l’on entend bien que vous ne venez pas du Missouri mais du Sud de notre beau pays… cong.
cela se gâte car vous ne faites pas le poids face à Monsieur Iceborg, votre concurrent norvégien qui parle mieux anglais que sa Gracieuse Majesté.
Beau point négatif !

Pourtant, en optimiste de terrain, vous n’abdiquez pas (la Reine non plus) et savez détecter l’élément positif qui va tout changer.

D’une part votre offre est comparable à celle d’Iceborg, de ce côté, il y a donc  match.
D’autre part, empoignant la difficulté, vous transformez subtilement votre mauvais anglais, point négatif, en un point positif et de rebond car oui, vous placez votre interlocuteur sous le charme de votre irrésistible “franglais”.
Et, à proposition égale, vous emportez le marché, qu’un pessimiste aurait juré perdu d’avance.

Ainsi votre point faible s’est transformé en point fort car vous avez su extraire du négatif le positif pour, une fois de plus, construire quelque chose.

En d’autres termes, faites d’un citron… une citronnade (Carnegie).

Pour conclure :

Votre point faible mérite d’être travaillé ?

Si telle est votre conclusion, ayez conscience que vous allez mobiliser des ressources (courage, persévérance, temps, budget, etc.) pour progresser. Dès le départ, sachez que ce n’est ni facile ni rapide mais… que le jeu en vaut sacrément la chandelle !

Votre récompense sera à la hauteur de votre investissement et de votre engagement.
Plus de compétences, de reconnaissance, de perspectives, de confiance, de bien-être, d’opportunités, de résultats et d’optimisme.

Vous le comprenez, le changement vient de frapper à votre porte.
Et le meilleur moyen de le réussir est de l’accueillir comme une source fondamentale de progrès.
Votre capacité à conduire et réussir le changement, devient, du même coup, une… force supplémentaire !
Bravo…

De cela, nous reparlerons dans de prochains articles ” Clins d’œil”.

D’ici là, je vous adresse mes meilleurs encouragements… 

Les articles "Clin d'oeil" de Jean-Luc Hudry, conférencier professionnel

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Une incroyable histoire d’homme et d’entrepreneur au service de vos équipes. Jean-Luc Hudry est plébiscité pour le contenu riche et la forme originale de ses conférences. Accessoires, anecdotes, et humour y sont des invités permanents. Son énergie communicative fait le reste. A 27 ans, tout va bien pour lui. 6 ans d’études de management et la voie royale dans une société américaine. Soudain, l’Adversité bouleverse sa vie : la PME familiale sombre et va vite disparaître. Il quitte alors son poste et devient du jour au lendemain, un entrepreneur confronté à l’enjeu écrasant de tenter de sauver des dizaines d’emplois et le patrimoine de ses parents. Passant par tous les postes, il développe un management inspirant fondé sur un optimisme opérationnel « orienté Solutions » et réussit l’impossible : sauver la société au point de la conduire près de 20 ans, manageant au total plus de 1000 personnes. Mais l’adversité s’acharne et bouleverse encore sa vie via une seconde histoire, inouïe et à l’enjeu vital. De celles qu’on ne souhaite pas à son pire ennemi. Pas le choix, il doit à nouveau affronter les événements les plus durs et rebondir ou… Pendant des années, il persévère, raisonne Solution et transforme les épreuves en opportunités, le stress en énergie, le pessimisme en une détermination qui soulève les montagnes. Et il obtient, là encore, de retentissants succès que personne – absolument personne – ne croyait possibles. Surnommé « le Solutionneur », il est aujourd’hui suivi par des milliers de personnes qui s’approprient ses clés du mieux-vivre dans leur vie personnelle et professionnelle. NOUVEAU : "Ca va comme un Samedi... même le Lundi" est le premier livre sur l'optimisme pratique au bureau et dans la vie personnelle. Conférencier labellisé et membre de l'AFACE. Il est aussi speaker de la Ligue des Optimistes de France et son délégue pour Paris. En résumé, Il aide vos équipes à mieux être et à mieux faire : Optimisme opérationnel, Changement, Motivation, Cohésion et Leadership.